Un centre d'imagerie médicale ouvre d'ambitieuses portes
Le Biopark Charleroi Brussels South accueille en son pôle un nouvel invité de marque : le Center for Microscopy and Molecular Imaging (CMMI). Cet outil multidisciplinaire a la ferme intention de doper la recherche biomédicale et d'offrir une plateforme attractive pour les entreprises, les centres de recherche et... les bacheliers fondus de physiopathologie moléculaire.
Créé par l'Académie universitaire Wallonie-Bruxelles en association avec l'ULB et l'UMONS, ce Centre de Microscopie et d'Imagerie Moléculaire (CMMI) a décidé de mettre la barre au plus haut de l'imagerie médicale. En adoptant notamment la délicate contrainte de l'unité de lieu, de temps et d'action. Le CMMI est en effet l'un des seuls centres en Europe à réaliser l'intégralité de ses analyses - de la molécule à l'animal - en un seul et même lieu. Un centre d'excellence en imagerie fonctionnelle qui a vu grand, au propre comme au figuré d'ailleurs, avec un budget total de 15 millions d'euros alloué par l'Union européenne et la Région wallonne (Fonds FEDER).
Plus d'un axe à leur arc
Basés sur le site du Biopark Charleroi Brussels South, les scientifiques du CMMI suivent la 'règle des 3 R'. Soit 'Reduce' " (réduire le nombre d'animaux expérimentaux), 'Refine' (raffiner, donc optimiser la méthodologie appliquée aux animaux), et 'replace' (remplacer, donc utiliser des modèles ne nécessitant pas d'animaux). Les chercheurs ont décidé de se concentrer sur dix grands axes de développement, combinant plusieurs technologies telles que la microscopie électronique, holographique et en temps réel, une plateforme robotisée, l'imagestream, l'imagerie in vivo par résonance magnétique (IRM), l'imagerie in vivo par Pet Scan, l'optique, l'autoradiographique et l'immuno-histochimie. Une offre unique en son genre en Wallonie qui permet d'analyser chaque échantillon en utilisant différents types de microscopie.
Formation de pointe
Le CMMI entend également distiller son précieux et pointu savoir aux laboratoires académiques, aux entreprises, aux enseignants des hautes écoles et aux demandeurs d'emploi. Il compte ainsi proposer notamment des formations spécifiques basées sur l'utilisation des équipements en question. Mais pas seulement.