Quand la peau brûle !
Un petit geste maladroit peut parfois conduire à de gros dégâts. Et une brûlure n'est pas l'autre. D'où l'importance de bien identifier son type, son degré et sa gravité pour adapter sa prise en charge. De la simple brûlure superficielle au véritable cas d'urgence de grand brûlé, le tout est d'assurer des gestes simples et d'avoir le réflexe de contacter un médecin ou les urgences selon la gravité de l'état de la victime.
Types de brûlures
Les brûlures thermiques sont provoquées par le contact direct avec un élément à température élevée.
Les degrés de brûlures
Brûlure du premier degré : elle correspond à un simple érythème. Rouge, la peau est physiquement intacte, il n'y a ni cloques ni arrachement. Seul l'épiderme est touché. Sous celui-ci, une vasodilatation des capillaires sanguins provoque le passage de liquides des vaisseaux sanguins vers les tissus, pouvant provoquer un £dème local, sans formation de bulle. Fréquemment, la brûlure du premier degré entraîne un léger prurit (démangeaisons) d'origine nerveuse, qui disparaît en quelques jours. La guérison complète et spontanée de la brûlure du premier degré prend en moyenne une semaine, sans cicatrice.
Gravité
La gravité d'une brûlure s'évalue en fonction des critères suivants :
Règles générales de prise en charge
Seules les brûlures superficielles et non situées à un endroit critique peuvent être soignées sans l'aide d'un médecin. On peut traiter soi-même :
Prise en charge des différents degrés
Premier degré. Quelques jours après une brûlure du premier degré, la peau peut tirer et desquamer. On évitera d'arracher les plaques de peau mortes, ce qui fragiliserait l'épiderme, et on n'oubliera pas d'hydrater la peau pour l'aider à récupérer son élasticité.
Hygiène et pansements
La brûlure est sensible à une infection exogène (en provenance de l'extérieur : autres personnes, objets...). L'une des fonctions du pansement est de protéger la brûlure de l'extérieur. Il faut changer de pansement dès qu'il est souillé. Les pansements modernes à base d'hydro-colloïdes, d'hydrofibre, de silicone, d'alginates et de polyuréthane maintiennent la plaie humide, ce qui accélère la guérison. L'infection peut avoir une origine endogène : les microbes viennent de la personne brûlée elle-même (peau, tube digestif). La personne brûlée doit donc conserver une hygiène rigoureuse de la brûlure : pas de grattage, même s'il y a prurit (démangeaison), pas de contact des mains avec la brûlure...
Traitements systémiques
L'usage des antibiotiques doit être limité aux cas où une infection est en cours ou à craindre ; l'antibiotique doit alors être judicieusement choisi. La brûlure pouvant provoquer douleur ou fièvre, on évite les deux en prenant un antalgique et antipyrétique, comme l'aspirine, le paracétamol ou l'ibuprofène. Il est judicieux de vérifier si la vaccination tétanos a été faite et est encore efficace car le risque tétanique augmente fortement après une brûlure.