Les génériques placent la barre à 80 %
La vente des médicaments génériques est loin d'être homogène dans tous les départements de l'Hexagone. Pour tenter d'harmoniser son paysage et de colmater autant que possible les fuites de son tiroir-caisse, l'assurance maladie est parvenue à un accord avec les trois grands syndicats de pharmaciens. Pour l'année 2010, l'objectif national de pénétration des génériques a été fixé à 80 %.
Signé à la fin de l'année dernière par les syndicats d'officinaux et l'assurance maladie, l'accord définissant les objectifs de substitution pour 2010 vient de paraître au 'Journal officiel'. Des objectifs plutôt ambitieux, puisque la barre est fixée à 80 %. Si quelque 36 départements ont déjà atteint ou dépassé un taux de 80 % de pénétration du générique - avec une économie pour l'assurance-maladie de plus d'un milliard d'euros en 2009 -, d'autres trainent encore un peu la patte. Cet arrêté devrait permettre aux départements de rattraper leur retard et d'obtenir ainsi une pénétration plus homogène des génériques sur le territoire hexagonal.
Nouvelles molécules
Si la mobilisation des pharmaciens reste intacte depuis le lancement de ce système d'objectifs en 2006, l'assurance maladie et les représentants des pharmaciens estiment que des efforts doivent encore être faits au niveau des molécules anciennes. Mais l'arrêté 2010 entend surtout augmenter le pourcentage de substitution des molécules nouvellement inscrites au répertoire des génériques. Susceptibles de générer un fort potentiel d'économies, ces dix-huit nouvelles molécules - dont le clopidogrel, le pantoprazole ou encore le tramadol - pourraient en effet renflouer les caisses de l'assurance maladie française de quelque 300 millions d'euros pour l'année 2010.