Des comprimés en salle d'attente
Le Hollandais prendrait tout son temps avant de se décider à avaler un antidouleur. Selon une étude menée par le Centre d'information Antidouleur, les hommes se montreraient un rien plus douillets que ces dames.
Près de 85 % des Hollandais attendent de voir si leur état ne s'améliore pas seul, avant de se décider à prendre un antidouleur. L'étude menée par le Centre d'information Antidouleurs ne porte que sur les antidouleurs en vente libre qui, aux Pays-Bas, sont également vendus en dehors du circuit officinal.
Femmes/hommes
Cette étude permet de mettre fin à toute une série de récits héroïques de femmes qui se mordent les lèvres pour ne pas crier de douleur et d'hommes douillets qui gisent à moitié mort au moindre hypothétique mal de tête. Des études ultérieures avaient certes déjà montré les différences existant entre le fonctionnement des centres de la douleur chez l'homme et chez la femme. Mais cela a-t-il un effet sur l'expérience de la douleur ? Oui, mais pas de manière frappante. Les femmes interrogées ont prétendu être plus résistantes à la douleur grâce à leur longue expérience en la matière (menstruations, accouchement) et pouvoir attendre encore plus longtemps que les hommes avant de prendre un antidouleur, même si cette différence reste très faible (86,4 % contre 84 %). Les personnes âgées attendent davantage que les jeunes avant de prendre un médicament et ce, dès 41 ans.
Crise de foi
Comment expliquer une telle endurance face la souffrance ? Selon les chercheurs, la foi serait souvent en cause. Le Hollandais calviniste serait capable d'endurer plus longtemps la souffrance parce qu'il n'est pas convaincu qu'il soit bon de prendre un antidouleur dès que la douleur se manifeste, sans attendre au préalable. Il ne sait pas non plus très bien comment bien agir avec ses antidouleurs et comment les utiliser de manière sûre. Prudence, endurance et souffrance.