En route avec nos fidèles compagnons de voyage
Les vacances pointent enfin le bout de leurs réjouissants rayons. Sur la route, dans les airs ou en mer, la préparation précédant le jour J doit aussi intégrer dans son carnet bord tout membre de la famille à quatre pattes : feront-ils partie du voyage, resteront-ils sagement à la maison ou prendront-ils la direction d'un charmant hôtel pour animaux ?
Si au final, l'heureux toutou prend aussi part au voyage, le propriétaire devra évidemment rajouter quelques indispensables dans ses bagages : sa nourriture, ses jeux et son écuelle. Sans oublier de prévoir suffisamment de boissons pour le trajet, et de glisser dans la farde des papiers officiels son carnet de santé et son passeport européen.
En voiture !
Prêt à s'élancer sur les autoroutes des vacances ? Avant de partir à l'assaut des traditionnels bouchons de circonstances, mieux vaut - si ce n'est déjà le cas - familiariser le chien avec le véhicule, tant pour un court trajet que pour une longue distance. Les maladies du voyageur n'épargnent pas le chien - inutile donc de pester sur votre passager -, mais peuvent être prévenues au moyen de médicaments antistress adaptés (par ex l'alpha-casozépine) ou par une alimentation spécifique. Le chien ne doit jamais être laissé seul dans la voiture, et certainement pas en cas de fortes chaleurs, même avec les vitres légèrement ouvertes. Un chien peut en effet très vite se sentir oppressé, commencer à hyper-ventiler et faire de la fièvre. Il faut également veiller à ce que le chien soit transporté en toute sécurité : un chien mal attaché peut en effet être sérieusement blessé lors d'un accident de voiture. Il doit donc être attaché sur la banquette arrière avec une ceinture de sécurité spécifique ou dans le coffre avec un filet de sécurité.
Arrêt douane
Un mois avant le départ, le propriétaire doit s'informer des conditions douanières, variables d'un pays à l'autre. Si des vaccins sont exigés, ils devront être administrés au moins 21 jours avant le départ. Dans tous les cas, la douane exigera une série de formalités : un permis d'identification du chien (puce ou tatouage - encore autorisés jusqu'au 3 juillet 2011 - avec un document écrit faisant foi), un passeport européen et une preuve de vaccination contre la rage. Cette vaccination doit être faite au moins trois semaines avant le départ. Beaucoup de propriétaires de chiens ignorent d'ailleurs que cette preuve est également exigée en Belgique et au Luxembourg. Même pour des simples vacances dans les Ardennes, le maitre doit ainsi être en possession d'une preuve récente de vaccination contre la rage.
Formalités nationales
En fonction du pays d'origine et de la destination - ou même des pays de transit -, différentes formalités peuvent être d'application. Mieux vaut donc se renseigner auprès de son vétérinaire. Peu de propriétaires de chiens sont au courant des restrictions légales de chaque pays. Les contrôles aux frontières des Etats européens sont certes supprimés depuis longtemps, mais cela ne signifie pas pour autant qu'il faut prendre les recommandations à la légère. Certains pays opèrent en effet des contrôles sévères en pleine nature. Et qu'en est-il si le chien est d'une manière ou d'une autre impliqué dans un incident ? Certains animaux peuvent ainsi être tout bonnement interdits de séjour. Exemple avec le pitbull, animal non grata aux Pays-Bas. Pas question non plus d'emmener un 'stratier' dans le sud de la France. Nos voisins français interdisent les chiens ne disposant pas de papiers officiels de pedigree, de même que les chiens de combat (comme les pitbulls, les staffordshires et les rottweilers). L' Allemagne se montre quant à elle moins sévère et accepte sur son territoire la présence de ces chiens de combat pour une période de maximum un mois et sous condition d'une muselière. En Italie aussi, le port de la muselière est obligatoire. En Espagne, aucune réglementation nationale ne régit le port d'une muselière et chaque province dispose de ses propres règles. En Catalogne par exemple, la muselière est obligatoire pour les dobermans, les bull-terriers, les pitbulls, les rottweilers et les chiens de races similaires. En Espagne, il faut également tenir compte que le chien doit être attaché dans la voiture avec une ceinture de sécurité spécialement prévue à cet effet ou dans une cage fermée. En Irlande, en Grande-Bretagne, à Malte, à Chypre et en Suède, des règles spécifiques sont également d'application. Avant de plier bagage et de réserver son voyage, le propriétaire doit d'abord s'informer suffisamment sur sa destination. Et particulièrement si le pays de son choix compte parmi ses habitants la présence de tiques, de phlébotomes et de moustiques. Une telle vigilance permettra de protéger le chien de maladies parasitaires comme la maladie de Lyme, la dirofilariose, la leishmaniose et la babésiose. Plus on se dirige vers le sud - et certainement le sud de la France et les pays méditerranéens -, plus le risque augmente. Ici aussi, l'incontournable adage 'mieux vaut prévenir que guérir' est une nouvelle fois d'usage. Il faut ainsi inspecter tous les jours le pelage du chien. Les tiques se détectent assez facilement à l'£il nu (d'autant plus sur un pelage clair) et doivent être retirées le plus vite possible au moyen d'une pince à tiques. Le maitre peut aussi agir préventivement en recourant à des médicaments spot-on contre les tiques.
Train, autobus ou avion
Amateurs des voyages sur rail, gardez à l'esprit que les animaux de compagnie ne peuvent pas monter à bord de l'Eurostar. Ils sont par contre autorisés sur les autres trains, moyennant un supplément. Certains animaux de compagnie doivent aussi porter une muselière ou être transportés dans une cage. Les voyages en car et en avion acceptent nos fidèles compagnons, mais à certaines conditions. Celles pouvant considérablement varier d'une compagnie à l'autre, mieux vaut se renseigner au préalable. Autant de conseils qui valent aussi pour les chats. Pour faciliter leur voyage, le propriétaire peut les transporter dans une cage et prévoir une couverture absorbante. Bon voyage !