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Coups de pinceaux hygiéniques

Dans ses plans d'aménagement d'une officine, d'un cabinet médical ou encore d'une clinique, l'architecte doit veiller à intégrer une série de paramètres spécifiques à ce type d'installations. Notamment permettre un entretien facile garant d'une hygiène sans faille. Parmi l'arsenal déployé, la peinture antibactérienne tire son pinceau du pot. Alors, mythe ou réalité ?

7 juin 2010

Dans le secteur des soins de santé, l'hygiène est évidemment reine et tous les moyens sont bons pour faciliter son accession au trône. L'aménagement de ces lieux qui voient défiler un cortège de maladies et de blessures en tous genres requiert forcément des matériaux qui en facilitent l'entretien et le nettoyage et qui ne sont pas altérés au contact de produits désinfectants. Le revêtement mural a pourtant souvent été traité en parent pauvre, " alors que les murs et les portes sont sources de contamination ", explique Patrick Daems, support technical manager chez Sikkens (AkzoNobel). " Les bactéries se déposent non seulement sur les objets utilisés, mais aussi sur les superficies peintes, et ce, de plusieurs manières : formation de dépôts poussiéreux, pulvérisation d'aérosols ou simple contact avec la peau - que ce soit celle d'un patient ou d'un prestataire de soins contaminé. La plupart des bactéries et autres micro-organismes peuvent survivre à la peinture murale classique. En Belgique, on utilise encore très peu de peinture antibactérienne, contrairement à un pays comme l'Angleterre où AkzoNobel est déjà bien intégré dans les institutions de soins. "

Un outil efficace

" La peinture antibactérienne représente un bon outil. Sans être un produit miracle, elle s'avère un partenaire efficace dans la lutte contre les bactéries. En Belgique, l'approche des peintures Sikkens se résume parfaitement dans l'acronyme SCAN, pour Service, Color, Analysis et New. Nous proposons une approche complète reprenant tous les aspects techniques, esthétiques et administratifs du projet de peinture. Nous examinons tant l'espace que sa fonction, les types de peinture et le choix des couleurs. Nous disposons d'ailleurs en interne de conseillers couleur. Avant, seul le blanc froid et stérile était de mise. Aujourd'hui, nous avons ouvert notre palette de couleurs, tout en gardant à l'esprit la spécificité du secteur des soins de santé. Si l'exemple le plus connu reste l'influence de la couleur sur l'humeur des gens, l'importance dans le choix des couleurs ne s'arrête pas là. Certaines couleurs - comme le vert vif - ne peuvent ainsi pas être utilisées dans les cabinets de consultation parce le vert influence la perception de la couleur de peau. Même chose dans les chambres de patients. "

Une résistance de marbre

La peinture antibactérienne se décline dans pas moins de 1.600 couleurs différentes. Son effet antibactérien a été prouvé scientifiquement par des études indépendantes (tests IMSL). " Mais attention : la peinture ne tue pas les bactéries ; elle permet seulement d'empêcher leur développement et de conduire donc à leur mort lente ", nuance Patrick Daems. " Elle lutte ainsi contre la croissance des bactéries comme le SARM, l'Escherichia Coli, le staphylocoque doré, le Pseudomonas Aeurginosa, l'Acinetobacter baumannii ou encore l'Enterococcus hirae. Elle vient donc à bout aussi des bactéries résistantes. En outre, cette peinture résiste aux nettoyages à répétition et conserve parfaitement ses propriétés. Les traces laissées par des désinfectants colorés ou les traces de sang peuvent sans problème être nettoyées.

Une approche personnalisée

" Avant d'entamer des travaux de peinture, nous devons connaitre la fonction de l'espace à peindre pour adapter notre approche ", complète Sylvie Van Aerschot, marketing manager chez Sikkens. " Notre approche couleur sera fonction des quatre types d'espaces suivants : espaces publics, chambres des patients, salles de soin et de traitement et salles du personnel. Pour les plus petites surfaces - comme les officines ou les cabinets dentaires - nous établissons une différence entre les différents segments comme l'espace conseil, le coin des préparations et l'espace clientèle. " Mais le pharmacien désireux de traiter une partie de son officine avec de la peinture antibactérienne ne trouvera pas son bonheur dans les magasins classiques. " Nous travaillons en effet exclusivement avec des peintres professionnels pour garantir unes bonne utilisation de la peinture ", explique Patrick Daems.

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