Le compromis-à-la-Belge : un choc de cultures
L'année fiscale japonaise commence le 1er avril. " Tout se remet à bouger, là-bas, quand les cerisiers sont en fleurs ", dépeint Curd Lejaegere. Un décalage qui induit de la gymnastique comptable. Presqu'un détail, somme toute, à l'aune de certains travers belges qui ulcèrent doucettement la maison-mère. " Comme innovateur mondial, on est freiné dans notre développement par le blocage de quasi 10 % de nos revenus, si on additionne les 7 % de taxes et les 3 % de buffer. Sans ces ponctions, mon chiffre 2010 aurait atteint 20 et non 18 millions. Enorme, comme manque à gagner. L'équivalent d'une équipe de délégués ! " Evoluer dans un contexte peu stimulant et de surcroît mouvant rebute les Japonais, qui soupèsent toujours tout minutieusement avant de s'engager, en général sur du moyen terme, expose le CEO. Ils vivent donc très mal les changements de cap intempestifs édictés par le gouvernement pour équilibrer le budget. " Instabilité, compromis et last minute génèrent un réel choc de cultu