Les soins de santé au devant de nombreux défis
Nul ne l'ignore désormais : la santé publique va devoir relever à l'avenir d'importants défis. Tant dans son approche que dans les moyens mis en place. Avec pour principaux mots d'ordre : efficacité, participation et responsabilité.
Ce sont en substance les grandes lignes des " Towards health 2.0 " et " Pharma 2.0 " présentés à la presse par Citobi début juin. Lors de sessions de 'speed dating' - soit des courts entretiens de table en table -, les journalistes présents pouvaient interroger différents experts en soins de santé sur des thématiques bien précises. Parmi les sujets abordés, le " Smart Blister enabling Reinforcement Services ", un système dotant le blister des médicaments d'une puce programmée pour enregistrer chaque prise de comprimé. Un outil particulièrement utile pour mesurer le suivi thérapeutique du patient, mais encore actuellement trop coûteux (20 euros par blister) et peu pratique (la puce doit être envoyée dans une enveloppe spéciale à destination du médecin traitant afin qu'il puisse recevoir les résultats). Un système qui devrait sans doute refaire parler de lui à l'avenir, surtout pour les médicaments chers.
Mesures d'économies
Une chose est sûre : des mesures d'économies vont devoir être prises. Les autorités ne pourront plus financer longtemps le système des soins de santé tel qu'il est organisé à l'heure actuelle. Ce qui implique qu'un changement de mentalité doit survenir et que la vision de la santé doit elle aussi évoluer. " Le modèle des soins de santé doit changer ", affirment Frédéric Gonda (Vivactis) et Laurent Liessens (Citobi). " L'industrie ne peut plus se limiter à un rôle de fournisseur de médicaments. Elle doit prendre part au discours et au modèle. L'industrie pharma deviendra une industrie santé avec une approche globale du patient. Le patient devra être motivé, se sentir impliqué et prendre ses responsabilités dans le cadre de son traitement. Il devra donc recevoir une sorte de formation 'santé' et l'industrie jouera un rôle important à ce niveau. "
Barrières législatives
Mais différentes législations empêchent actuellement une telle communication émanant de l'industrie. " Des changements devront intervenir pour permettre une forme de communication contrôlée. " Le patient aura donc davantage de responsabilité et sera 'puni' s'il ne suit pas correctement son traitement, mais il ne sera pas le seul. L'industrie santé devra également souscrire une sorte d'engagement de résultats, comme c'est d'ailleurs le cas au Royaume Uni pour certains médicaments.