Débat autour d'une clause de conscience
Les contraceptifs semblent décidément enfanter de nombreuses polémiques. Après les vifs remous suscités par le refus d'une pharmacie romaine de vendre des préservatifs, l'Italie se divise à présent sur l'éventualité d'accorder aux pharmaciens le droit à la clause de conscience. Trois députés de la droite berlusconienne ont ainsi déposé au Parlement un projet de loi basé sur le cas de la pilule du lendemain. " Les pharmaciens, dont le rôle semble se réduire à celui de simples fournisseurs de médicaments, ont le droit de refuser d'agir selon leur conscience. Personne ne peut les obliger à appliquer la volonté d'autrui ". Du côté de l'Ordre des pharmaciens italiens, on estime que le problème mérite réflexion et doit en tous cas être réglé au niveau politique. Une position cependant loin d'être partagée par tous les pharmaciens de la Botte, qui brandissent le principe de laïcité inhérent à la nature de leur profession. Un débat qui est donc loin d'arriver à son terme...