La pharmacie un rien plus masculine
Si la profession de pharmacien s'était clairement féminisée ces cinq dernières années, la tendance semble s'être renversée l'année dernière. En 2009, pour la première fois en dix ans, la gent masculine a renforcé sa présence dans nos officines.
Les chiffres StatBel publiés par la SPF Economie permettent de suivre de près l'évolution de ces dames dans les officines du pays. En 1993, elles étaient encore en minorité (49,4 %) par rapport à leurs homologues masculins. Mais n'avaient pas dit leur dernier mot et allaient, au fil des ans, gagner du terrain. En 1999, deux pharmaciens sur trois étaient des femmes. Un nombre qui atteignait les 72,3 % en 2008. Mais cette croissance constante a été freinée dans sa course en 2009, en retombant à 67,6 %. Ce qui n'a pas empêché la profession de pharmacien de figurer encore et toujours dans le top 20 des métiers à prédominance féminine (à la 19e place). En tête du classement, on retrouve la femme de ménage (98,8 %), suivie par l'institutrice maternelle (98,4 %) et la garde enfant et aide-ménagère (97,8 %). Du côté des professions féminines perdant des points se détachent la diététicienne (95,1 % en 2008 contre 87,9 % en 2009) et l'hôtesse de l'air et stewardess (72,2 % contre 66,2 %). Autre légère tendance observable : les hommes sont moins nombreux à embrasser la profession de pharmacien assistant (86,1 % en 2008 contre 85,8 % en 2009).