Les pharmaciens se frottent à l'aiguille
Six pharmaciens portugais sur dix ont administré eux-mêmes le vaccin antigrippal à leurs patients. Seule condition pour décrocher le droit à l'injection : suivre une formation de deux jours. Comme dans de nombreux pays européens, les pharmaciens portugais cherchent à asseoir leur position centrale dans la chaîne des soins de santé. Dans le cadre d'un projet sur le diabète, certains d'entre eux peuvent ainsi prendre la tension et mesurer le taux de glycémie des patients de leur officine, moyennant une rémunération supplémentaire de 15 euros. Une expérience restée jusqu'à présent relativement rare. Au Portugal, la collaboration avec les médecins ne se déroule pas de manière aussi fluide que ne le voudraient les pharmaciens, lesquels se sentent souvent trop isolés. En outre, la législation du pays interdit encore et toujours de relier les différents systèmes informatiques des officines. Mais d'un autre côté, les pharmaciens portugais peuvent sans problème mesurer le taux de cholestérol et