Le suppo relégué au fond de la classe
Petite fusée ovoïde destinée à combattre tous les envahisseurs microbiens, le suppositoire a déjà prêté secours à une ribambelle d'enfants fiévreux. Une gloire intergénérationnelle qui risque pourtant de perdre quelque peu de son aura. L'association flamande pour l'enfance Kind en Gezin a en effet rendu son verdict final dans le dossier de la fièvre de l'enfant. Validé par la Société belge de Pédiatrie, son avis privilégie les autres formes d'administration, comme le sirop et les gouttes.
Si le suppositoire reste toujours une option envisageable dans le traitement de la douleur chez les jeunes enfants, elle fait désormais figure de dernière roue de secours. Une décision précise par Kind en Gezin dans le dossier scientifique 'fièvre', et motivée par des arguments clairs. " En raison de son absorption imprévisible et variable, l'administration de paracétamol par voie rectale peut donner des taux sanguins extrêmement différents, ce qui empêche d'en prévoir la biodisponibilité. D'où notre recommandation de privilégier la voie d'administration orale ", conclut Kind en Gezin. Sans pour autant condamner totalement l'usage du suppositoire. " On peut recommander la voie rectale en cas de vomissement ", nuancent les scientifiques en charge du dossier.