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Une histoire de cotons-tiges et de tétines

Derrière chaque produit de l'officine se cache généralement toute une série d'anecdotes et de rebondissements. Qui tiennent tantôt du véritable parcours du combattant, tantôt d'une idée toute simple. Le plus souvent en tous cas, ces récits se nourrissent d'une forme d'audace, de persévérance et d'une foi sans borne dans le divin produit. L'histoire de Difrax ne déroge pas à la règle.

10 janvier 2011

Il était une fois... ". Toutes les belles histoires commencent par cette indétrônable expression. Tout comme celle de Difrax, le spécialiste du bien-être des tout-petits. Il y a 44 ans, dans la contrée de Bilthoven aux Pays-Bas, il était une fois un couple particulièrement dynamique, Dippy et Frank, qui décidèrent de lancer leur propre affaire dans... le garage du domicile paternel. Le nom du bébé fut facilement trouvé : Difrax, contraction des prénoms des deux heureux parents, le tout ponctué d'un 'x' pour symboliser la destinée encore inconnue de leur progéniture. Dippy et Franck décidèrent de se spécialiser dans les cotons-tiges et leur petite société familiale ne tarda pas à trouver son rythme de croisière. Avec le temps, l'affaire se diversifia. Les cotons-tiges continuèrent à se vendre comme des petits pains et la gamme accueillit également des produits traditionnels pour bébé, testés et approuvés par les trois enfants du couple. En 1999, le fameux 'x' trouva enfin un acquéreur : ce serait Vivienne, leur fille, qui aurait la lourde tâche de reprendre les rennes de l'entreprise familiale. Le passage de flambeau se fit sans le moindre problème, permettant à Frank de ranger son tablier, très vite suivi de son épouse. Vivienne eu donc carte blanche pour diriger la société.

L'esprit de Vivienne

La gamme fut donc élargie et porta désormais la marque de fabrique de Vivienne. Les tétines bleues pour les garçons, les roses pour les filles et les 'plus blanches que blanches' furent remisées au placard pour faire place à des sucettes colorées, arborant de petits personnages et de jolis dessins abstraits et disponibles en différentes formes et tailles. " La tétine en tant que telle a aussi littéralement 'grandi'. Les tout-petits n'avaient pas du tout besoin de petite 'poignée' pour prendre leur sucette ; bien les plus grands. D'où l'idée de concevoir deux séries de sucettes : les rondes destinées plutôt aux enfants qui avaient été allaités pour ne pas perturber leurs habitudes de succion ; et les sucettes plates, plus traditionnelles. Nous avons en outre également pensé à adapter la rigidité de nos tétines, en proposant des tétines plus souples plus faciles à sucer, des semi-souples et des tétines plus dures pour les enfants plus âgés. "

Brevet sur la forme en S

Les produits pour bébés doivent être à la fois fonctionnels, ergonomiques et faciles d'utilisation. Les biberons en forme de S peuvent ainsi être ouverts par le bas pour être nettoyés plus facilement. " Nous disposons d'un brevet sur cette forme en S de nos biberons. Elle permet d'instaurer des conditions de tétée idéales pour le bébé (sans risque d'aspirer de l'air) et rend aussi le moment plus confortable pour celui ou celle qui nourrit le bébé. Grâce à cette forme en S, le biberon est anti-coliques. " Mais les produits pour bébés se doivent aussi d'être ludiques. " Nous pouvons compter sur nos propres designers maison, qui suivent l'évolution des modes et des tendances. Tous ces objets sont bien sûr des articles d'usage quotidien, mais les parents tiennent aussi à ce que leur petit soit au goût du jour et y trouve du plaisir. Les mamans et les papas achètent d'ailleurs plusieurs sucettes différentes pour les assortir par exemple à la couleur des vêtements de leur enfant. La saison prochaine, notre gamme proposera notamment une sucette 'jeans' pour les enfants de plus de 18 mois. "

A la conquête de la Belgique

Vivienne a aussi façonné bien d'autres (r)évolutions. Pourquoi ne pas partir explorer d'autres territoires et étendre leur horizon ? " En 2002, elle a décidé que Difrax devait s'implanter en Belgique. En 2005, nous avons commencé à petits pas avec un seul représentant. Un an plus tard, j'ai commencé à y travailler. Je me suis alors rendu compte qu'il existait une énorme différence culturelle entre les Pays-Bas et la Belgique. Avec, de surcroît, une différence palpable entre la Flandre et la Wallonie. "

Différences culturelles

Mais la 'conquête' du marché belge n'est pas vraiment une mince affaire. " Il faut vraiment bien connaitre le marché et, en tant que société hollandaise, nous n'avions pas cette expertise. Nous avons donc trouvé un grossiste qui comprenait nos produits et partageait notre passion et notre vision. Le jour de notre partenariat avec 2Pharma a été pour nous un moment crucial. Difrax n'était plus seulement notre bébé : 2Pharma le considérait désormais aussi comme son 'petit'. " Mais le client belge est lui aussi fort différent de son homologue du Nord. " En Belgique, on ne connait pas la sucette ronde et dure. On trouve essentiellement ici les sucettes plates, alors que les rondes plus rigides sont bien meilleures pour les enfants plus âgés. Mais la Belgique évolue particulièrement vite. Il y a quelques années, on ne pouvait trouver que des tétines classiques, brunes ou couleur crème. La situation a totalement changé. Au début, le client regardait d'un £il un peu bizarre nos biberons hyper colorés. Aujourd'hui, on constate qu'il est attiré par les modèles les plus 'trendy'".

Quid du bisphénol A

Ces derniers temps, les biberons ont dû faire face à de violentes rafales de polémiques. En cause : la présence du décrié bisphénol A - une matière qui sera interdite dès juin prochain en Europe. " Nous produisons des biberons sans bisphénol A ", répond Peter Van Hooydonk. " Cela a demandé pas mal de créativité et a rendu le processus de production plus coûteux, mais nous ne voulions pas que les jeunes parents puissent s'inquiéter, ne fût-ce qu'une seule seconde. "

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