Des comprimés d'iode à ne pas mettre entre toutes les mains
L'agenda du gouvernement belge ne pouvait pas mieux tomber : à l'heure où la catastrophe japonaise relance le débat sur le nucléaire, il donne le coup d'envoi à sa campagne d'information sur le risque nucléaire et la prédistribution des comprimés d'iode. Oubliés donc les innombrables problèmes de la dernière distribution et place à cette nouvelle fournée, placée sous la houlette des médecins et pharmaciens.
A l'heure actuelle, la Belgique compte au total six zones à risque nucléaire, dont quatre sur son territoire : les centrales Electrabel de Doel et Tihange, le Centre d'Etude de l'Energie Nucléaire (SCK-CEN) Belgonucleaire et Belgoprocess et l'Institut national des Radio-Elements (IRE) de Fleurus. Deux autres centrales nucléaires étrangères se trouvent également proches de nos frontières, à Chooz (France) et à Borssele (Pays-Bas). Dans ces zones à risque, des mesures particulières sont d'application. On y procède régulièrement à des exercices d'évacuation et la population sait normalement comment réagir si la sirène d'alerte retentit : bien rester à l'intérieur, fermer portes et fenêtres, éviter de téléphoner, écouter la radio et la télévision et laisser les enfants à l'école qui y sont en sécurité.Pure coïncidence du calendrier, tous ces réflexes sont aujourd'hui une nouvelle fois rappelés à la population via une vaste campagne d'information. " La situation actuelle du Japon ne fera que renforcer l'impact d'une telle campagne ", explique Annemie Turtelboom, Ministre de l'Intérieur - et donc de la sécurité du citoyen. " Lors de chaque incident à l'étranger, nous pouvons d'ailleurs en tirer certaines leçons. Nous avons ainsi procédé à une remise à jour complète des procédures à suivre. "