Cachez cette verrue que je ne saurais voir !
Tumeurs bénignes hautement contagieuses induites par prolifération virale, les verrues incitent à franchir le seuil d'une pharmacie afin d'en venir à bout. Quels sont les traitements disponibles et quand faut-il référer ?
L' Human Papillomavirus (HPV), agent responsable de l'apparition des verrues, pénètre dans un kératinocyte jeune suite à un contact direct entre une peau infectée et une peau saine, ou lors d'un contact indirect (vêtement, sol). Le génome viral intègre le noyau, y induit la fabrication des éléments constitutifs des virions qui, libérés entre les masses de kératine, provoqueront, après une période d'incubation, un épaississement localisé de la couche cornée.
Différents types de verrues
Selon les sérotypes et la localisation, on distingue :
Traitements disponibles en officine
Lorsqu'un traitement s'avère nécessaire, l' acide salicylique constitue le premier choix. Cet agent kératolytique lyse la cohésion intercellulaire dans la strate cornée et déclenche une réponse immunologique par une légère irritation. La teneur en actif des présentations commerciales peut varier, les fortes concentrations (40 %) étant réservées aux verrues plantaires. Les préparations kératolytiques sont disponibles : sous forme de solution filmogène où l'acide salicylique dissout dans du collodion permet une meilleure substantivité des principes actifs au site d'action, associé à de l'acide lactique induisant un " pelage " de la peau infectée, à des agents utilisés en phytothérapie ( teinture de thuya, sève de chélidoine), sous forme d' emplâtres ou encore en préparation magistrale ( pommade hydrophobe salicylée).
Le recours au spécialiste
Pour ces stratégies thérapeutiques, une consultation chez un dermatologue s'impose quand :