PremiumGestion médicale

Janssen place le patient au centre des préoccupations

Janssen, qui fait partie de la multinationale Johnson & Johnson (J&J), jouit chez nous d'une excellente réputation - comme tout ce qui est associé au nom du Dr Paul. Rencontre avec le Dr Bart van Zijll Langhout, directeur général de Janssen-Cilag Benelux, et le Dr Christian De La Porte, directeur en charge des affaires publiques.

4 avril 2011

Où se positionne Janssen au sein de Johnson & Johnson ?

Bart van Zijll Langhout (BvZL) : le Dr Paul Janssen a fondé Janssen Pharmaceutica en 1953 ; en 1961, la firme a été reprise par J&J. Depuis septembre 2010, J&J a regroupé sous la dénomination " Janssen " l'ensemble de ses filiales pharmaceutiques, partout dans le monde - à la fois en hommage à feu le Dr Paul et pour en souligner l'unité et la collaboration interne. Janssen s'articule autour de trois volets majeurs. Premièrement, la recherche et le développement - en neurologie, oncologie et maladies infectieuses, la Belgique constitue le pôle d'activité principal, de la découverte des molécules à leur développement initial et ultérieur ; le site de Geel produit d'ailleurs 67 % des principes actifs utilisés de par le monde. Ensuite, la production et la distribution ; 95 % de la production du site de Beerse est destinée à l'exportation. Troisièmement, enfin, une structure responsable de l'enregistrement et du remboursement des médicaments par les pouvoirs publics, une entité légale distincte (Janssen-Cilag NV/SA) qui se charge également de la vente des médicaments dans le Benelux et de la diffusion d'informations scientifiques auprès des médecins et pharmaciens.

Comment définiriez-vous Janssen en quelques concepts-clés ?

BvZL : chez nous, le patient est au centre des préoccupations, ce qui se traduit par trois valeurs fondamentales. Tout d'abord l'authenticité ; l'impact du Dr Paul Janssen demeure bien présent et se traduit dans notre manière de travailler, de penser et d'agir. Ensuite, nos innovations révolutionnaires, véritable fil rouge de notre histoire qui se traduit par des médicaments et services novateurs, mais aussi de nouvelles manières de collaborer avec des partenaires externes. Et enfin, notre passion d'améliorer les choses, l'engagement de nos collaborateurs à trouver des solutions qui font progresser la qualité de vie du patient. C'est là notre plus grande motivation !

Comment voyez-vous l'avenir de Janssen ?

BvZL : aujourd'hui, nous sommes surtout considérés - et respectés - en tant que fournisseur de médicaments qualitatifs et innovants. Notre ambition est toutefois de devenir un partenaire de confiance, impliqué de façon beaucoup plus étroite dans l'amélioration de la qualité de vie du patient, par exemple en lui proposant non seulement des traitements innovants mais aussi des services toujours plus nombreux et qualitatifs.

Que représente la Belgique pour J&J et vice-versa ?

BvZL : Indépendamment de notre contribution au domaine de la santé, par la mise au point de nouveaux traitements, nous avons également une grande valeur économique : meilleure position sur le marché de la production et de l'exportation, création d'emplois... En Belgique, pas moins de 4.800 travailleurs et leurs familles tirent leurs revenus de Janssen.

Les pouvoirs publics apprécient-ils suffisamment cet apport ?

CDLP : oui et non. Non, parce que je pense qu'avec nos connaissances, nous pourrions pousser encore plus loin la collaboration avec les autorités afin de développer des solutions pour le secteur de la santé. Et oui, parce que les pouvoirs publics sont bien conscients de l'importance de Janssen.

Qu'y a-t-il actuellement dans votre pipeline ?

BvZL : d'après l'étude Evaluate Pharma, notre pipeline est le meilleur de tout le secteur pharmaceutique - grâce à la fois à nos propres recherches et à de bonnes acquisitions. Il comprend le Xeplion, un nouvel antipsychotique qui présente des avantages tant pour le patient que pour le soignant, le bapineuzumab, un traitement de fond ( disease-modifying agent) de l'Alzheimer dont nous espérons qu'il permettra de retarder significativement la progression de la maladie, l'abiraterone, destiné au traitement du cancer de la prostate chez les patients qui ne répondent plus aux traitements existants ou encore, dans le domaine des maladies infectieuses et du VIH, le TMC278, une molécule dont le Dr Paul lui-même a encore posé les premiers jalons. Le telaprevir, actuellement en phase d'enregistrement, est un autre médicament novateur qui permet, en combinaison avec deux autres produits, de réduire substantiellement la durée d'une thérapie lourde de l'hépatite C. Enfin, citons encore la canagliflozine, un nouveau traitement du diabète qui agit sur le rein.

Comment voyez-vous la collaboration avec les médecins et les pharmaciens ?

BvZL : dans le passé, elle a toujours été excellente, basée sur la science et la confiance. Ensemble, nous pouvons offrir une plus-value aux patients. Il est important d'entretenir les contacts avec les prestataires, mais aussi leur confiance.

Quels sont les atouts qui font de Janssen un employeur attrayant ?

BvZL : nous plaçons toujours le patient au centre des préoccupations. Nos équipes ne sont pas motivées que par de beaux chiffres de vente, mais aussi et surtout par ce que nos traitements peuvent signifier concrètement pour les patients.

Wat heb je nodig

Accès GRATUIT à l'article
ou
Faites un essai gratuit!Devenez un membre premium gratuit pendant un mois
et découvrez tous les avantages uniques que nous avons à vous offrir.
  • accès numérique aux magazines imprimés
  • accès numérique à le Journal de Médecin, Le Phamacien et AK Hospitals
  • offre d'actualités variée avec actualités, opinions, analyses, actualités médicales et pratiques
  • newsletter quotidienne avec des actualités du secteur médical
Vous êtes déjà abonné? 

Partagez votre histoire (d'actualité)

Vous avez des informations pertinentes pour nos rédacteurs ? Partagez-les avec nous via ce formulaire.

Signalez-nous des nouvelles

Articles connexes

Désimplifier les régimes à comprimé unique, une option efficace et économique, mais uniquement sur base volontaire

Même si le passage volontaire d'un régime à prise unique vers la prise de plusieurs comprimés chaque jour s'est avéré acceptable pour les personnes vivant avec le VIH aux Pays-Bas, un passage forcé, exigé par certains organismes assureurs pour économiser de l'argent, s'est, par contre, avéré inacceptable, et a même conduit à une augmentation paradoxale des coûts après un an d'application.

Bénéfique, tant pour le patient que pour le prestataire de soins

"La divulgation ouverte s'inscrit parfaitement dans le cadre de la qualité des soins", déclare le Pr Kris Vanhaecht, du Leuvens Instituut voor Gezondheidszorgbeleid (LIGB). En tant que professeur de qualité et de sécurité des patients, il est bien placé pour présenter ce concept encore récent.

L'obligation d'informer existe déjà, mais elle pourrait être plus claire

Le Pr Steven Lierman enseigne le droit médical à la KULeuven et dirige également le département juridique du Leuvens Instituut voor Gezondheidszorgbeleid (LIGB). Nous lui avons demandé d'expliquer la base juridique de la divulgation ouverte dans les soins (hospitaliers).

Donnez-vous de l'espace, au patient et à vous-même

La divulgation ouverte est nécessaire, mais elle est également difficile. Ce type de communication a reçu trop peu d'attention dans la formation des médecins. Walter Rombouts est spécialisé en communication dans les situations difficiles, et formateur en communication.

Des nouvelles à partager ?

Vous avez des informations pertinentes pour nos rédacteurs ? Partagez-les avec nous via ce formulaire.

Signalez-nous des nouvelles
Magazine imprimé

Édition Récente
16 juin 2026

Lire la suite

Découvrez la dernière édition de notre magazine, qui regorge d'articles inspirants, d'analyses approfondies et de visuels époustouflants. Laissez-vous entraîner dans un voyage à travers les sujets les plus brûlants et les histoires que vous ne voudrez pas manquer.

Dans ce magazine