Une pension complémentaire, ce n'est pas un luxe !
" La pension légale à laquelle peut prétendre un prestataire de soins indépendant - qu'il exerce ou non en société - n'est guère plus qu'une base ; c'est la raison pour laquelle il est indispensable de se constituer une Pension Libre Complémentaire pour Indépendants (PLCI). En outre, les médecins, dentistes et pharmaciens ont la possibilité d'arrondir encore un peu plus leurs futurs revenus de retraités d'une manière fiscalement intéressante grâce au statut social de l'Inami. Pour cela, plusieurs possibilités s'offrent à eux. "
C'est ce que nous explique Michel Hoyaux, manager chez Dexia Assurances. Mais qu'est-ce exactement qu'une PLCI ? " Tout indépendant peut investir, à titre professionnel, un montant limité dans un contrat d'assurance afin de se constituer un capital pension qu'il pourra retoucher à partir de 60 ans. " Il existe deux formes de PLCI, la PLCI " classique " et la PLCI sociale, qui fonctionnent sur des principes identiques. " Dans le cadre d'une PLCI classique, la prime maximale est égale à 8,17 % des revenus professionnels nets perçus trois ans auparavant, avec un maximum de 2.852,88 euros en 2011. Lorsqu'il s'agit d'une PLCI sociale, la prime maximale possible correspond à 9,40 %, avec un plafond de 3.282,89 euros. Dans ce dernier cas, 10 % de la prime seront réservés au paiement d'une rente en cas d'incapacité complète de travail. " Tout indépendant, qu'il travaille ou non en société, peut conclure une PLCI.
Professions libérales médicales
Les médecins et autres prestataires de soins indépendants peuvent bénéficier d'avantages sociaux versés par le Service des soins de santé de l'INAMI. " Depuis les années 1960, notre système d'assurance-maladie s'appuie sur des conventions médico-mutualistes ", explique Michel Hoyaux. " Cette convention fixe notamment le montant des remboursements que l'INAMI octroie au patient. Médecins, dentistes et pharmaciens sont libres de se conventionner pour l'ensemble ou pour une partie de leur activité. "
Changer chaque année
En raison de contraintes réglementaires, la Caisse de Prévoyance des Médecins (aujourd'hui Amonis) a longtemps occupé une position de quasi-monopole en matière de pensions complémentaires pour le secteur médical. Aujourd'hui, de multiples acteurs sont présents sur ce marché de niche. " Soulignons que les prestataires de soins peuvent changer d'assureur chaque année."