Un secteur plein d'avenir
Vieillissement et innovation technologique aidant, les dépenses de santé ne cessent de progresser, et la pénurie de personnel a également un impact sur la rémunération des médecins et infirmiers. Ce sont donc les hôpitaux qui se taillent la part du lion dans le budget, tandis que les médicaments n'en représentent qu'un quart. La technologie médicale (p. ex. orthopédie) est également très onéreuse.
Rudi Van Den Eynde distingue une série de subdivisions dans le secteur des soins de santé (HC). A côté de géants comme Pfizer, Johnson & Johnson, etc., synonymes de médicaments et vaccins " classiques ", on trouve tout le volet " technologie médicale " avec les prothèses de genou, de hanche, discales (" orthopédie "), les pacemakers, les stents, et enfin celui de la biotechnologie, qui recoupe partiellement le secteur pharmaceutique classique. " Tous deux visent souvent à soigner les mêmes maladies, mais les traitements biotechnologiques sont produits au départ de cellules vivantes (p. ex. levures), tandis que leurs homologues classiques sont des liaisons chimiques. " Aux Etats-Unis, le secteur des soins de santé recouvre des groupes hospitaliers régionaux privés mais aussi et surtout les assureurs de soins actifs à l'échelon national, les Health Maintenance Organisations (HMO). Comparables à nos mutuelles, ceux-ci représentent environ 5 % des capitalisations en bourse du secteur. S'y ajoutent les PharmacyBenefit Managers (PBM), de grandes entreprises qui négocient avec les firmes pharmaceutiques et les producteurs de médicaments génériques pour obtenir, au nom des HMO, des réductions lors de l'achat de grandes quantités de médicaments.