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L'ABSyM laisse payer le patient...

Via une campagne particulièrement agressive, l'ABSyM, l'Association Belge des Syndicats Médicaux, essaie de rallier le patient belge à sa cause, en lui rappelant son droit de refuser toute substitution de médicaments. En prenant soin de taire les conséquences de ce refus.

26 mars 2012

La décision de la ministre de la Santé publique sur la substitution obligatoire des antibiotiques et antimycosiques a aussi du mal à passer du côté des médecins. Hors de question en effet d'utiliser à l'envi la mention 'non substituable' en évoquant la liberté thérapeutique. La ministre Onkelinx a en effet déjà clairement fait savoir qu'elle suivrait de très près les éventuels abus de ladite mention.

Note un peu floue

L'ABSyM a donc envoyé une note à la Ministre, à l'APB, aux chefs de partis et aux médias. Dans ce courrier, l'Association de médecins tape sur les doigts des pharmaciens en leur rappelant qu'ils sont tenus de respecter la loi sur les droits des patients. Y compris ceux qui refuseraient la substitution des médicaments. Et de brandir l'article 8 de la loi du 22 août 2002 sur les droits des patients qui donne à ces derniers le droit de décider du traitement qui leur est proposé. Ce traitement ne peut jamais être décidé seul par le médecin, encore moins par le pharmacien, insiste l'ABSyM. Avant de conclure que le patient a donc le droit d'interdire au pharmacien toute substitution de médicaments sans autre raison que sa volonté, comme il a droit de refuser n'importe quel traitement.

Réactions de l'APB

Du côté de l'APB, on prend la remontrance avec un certain calme. La réaction de l'association, laconique, rappelle que la liberté de choix du patient a toujours été défendue par le pharmacien, et que cela ne risque certainement pas de changer. " Si le patient refuse d'accepter la substitution, il peut toujours recevoir le médicament de son choix ", précise l'APB, en rappelant les nuances qui font défaut dans le courrier de l'ABSyM. " La note passe sous silence une remarque importante. Le gouvernement a en effet décidé que dans ce cas de figure, les médicaments n'appartenant pas au groupe des médicaments bon marché ne seront plus remboursés. Ce qui signifie que le patient devra donc payer le prix fort et renoncer à son droit au remboursement. "

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