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Le suivi thérapeutique chez les diabétiques turcs

Peu importe les barrières. Peu importe les problèmes de communication. Rien ne prouve que les patients migrants - les Turcs dans le cas présent - respectent moins bien leur traitement que les patients autochtones. Que du contraire...

7 mai 2012

Une conclusion un peu surprenante exposée lors de la récente conférence " Farmacologische Avond Farmaleuven en Alfagen ". Bart Beeters, doctorant en sociologie de l'Unité des Soins pharmaceutiques de l'UGent venait y présenter les premiers résultats de son enquête, particulièrement fouillée, sur les patients turcs atteints d'un diabète de type 2.

80 pour cent

Cette étude a d'abord cherché des pistes du côté des mécanismes de suivi des traitements et des médicaments, avant de lancer un projet de suivi pour suivre le développement et l'évaluation dans la pratique. Dans cette enquête, le suivi thérapeutique était jugé bon quand les patients respectaient 80 % de leur traitement. Le groupe test était limité (21 patients dont 12 femmes et 9 hommes) pour permettre des questionnaires intensifs. L'âge variait entre 33 et 69 ans, avec une moyenne de 52 ans. Parmi eux, 13 patients prenaient des anti-diabétiques oraux (ADO) ; 8 recevaient des ADO et de l'insuline. Le nombre de prises médicamenteuses était en moyenne de 8 par jour et la valeur HbA1c de 7,9.

Le patient idéal

Ils ont ensuite répartis les patients dans différents groupes en fonction de leur suivi thérapeutique. Il y avait donc les patients 'idéaux' avec un suivi actif, mais aussi un groupe de patients qui se sentaient assez impuissants et n'étaient pas compliants. Premier constat : dans le groupe montrant une adhésion active au traitement, on retrouvait deux des trois hommes participant à l'étude. Les hommes turcs voient donc davantage l'utilité du traitement et le suivent de manière plus scrupuleuse.

Non culturel

Mais au bout du compte, en faisant le calcul, il semble pourtant que les résultats des patients turcs atteints du diabète de type 2 ne sont pas moins bons que ceux de leurs homologues belges. Au contraire. " L'aspect culturel n'intervient manifestement pas vraiment ", conclut Bart Peeters. " Mais la langue et le faible niveau d'éducation compliquent bien la donne. Le pharmacien a donc clairement un rôle très important à jouer, car il reste souvent le premier point de contact du patient ". Le chercheur a cependant tenu à nuancer ces résultats. Le groupe cible était en effet assez réduit, ce qui réduit passablement la probabilité de compter des patients non-motivés dans cette étude.

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