Le marché du travail stagne
Les Pays-Bas se démènent pour attirer davantage de pharmaciens. Malgré l'afflux massif de diplômés, le nombre de pharmaciens dans les officines publiques n'a pas bougé en 2011, et la pénurie (chronique) de pharmaciens demeure.
Emanant de la Stichting Farmaceutische Kerngetallen, les chiffres ont été communiqués la semaine dernière par le Pharmaceutisch Weekbladt. Constat frappant : ce sont surtout les jeunes, sans doute effrayés par les nouvelles inquiétantes, qui préfèrent éviter soigneusement le marché des officines. Les jeunes Hollandais sont de plus en plus nombreux à opter pour des études en pharmacie. L'année dernière, ils étaient quelque 586 à entrer en première année. Une forte adhésion qui peut s'expliquer par la fin du numerus fixus qui prévalait jusqu'à l'année dernière à Utrecht. Le boom des inscriptions en première année est d'ailleurs si fort que l'université a décidé de faire machine arrière et de rétablir le numerus fixus dès 2013.
Les femmes en tête
Nos voisins du nord connaissent la même tendance que notre pays : la féminisation de la profession. Aux Pays-Bas, sept diplômés en pharmacie sur dix sont des femmes, soit un chiffre comparable à la Belgique.