Les plantes au féminin
Les femmes l'ont bien compris, les plantes médicinales soignent ou améliorent les maux féminins. Face à cet engouement, la valeur ajoutée du conseil pharmaceutique est primordiale dans le choix des plantes.
En pratique, les femmes sont les premières au comptoir à demander des conseils en phytothérapie pour soulager notamment les symptômes liés au syndrome prémenstruel, pour diminuer l'intensité des bouffées de chaleur ou diminuer le risque d'infections urinaires. Au printemps, les plantes minceur permettent de donner l'impulsion à un régime qui ne satisfait pas leur objectif. Mais certaines plantes médicinales exigent une série de précautions qu'il faut bien expliquer, afin d'optimaliser leur efficacité et surtout vérifier leur absence de toxicité.
Le syndrome prémenstruel
Le syndrome prémenstruel concerne 77 % des femmes, dont 10 % de manière importante. L'ensemble des symptômes psychologiques et physiques revêtent un caractère cyclique avec un intervalle libre entre deux accès. Le tableau débute 7 à 10 jours avant les règles. Il comporte des symptômes somatiques : mastodynies, gonflement abdominal, prise de poids, des douleurs abdomino-pelviennes d'intensité variable, de l'acné, une flambée d'herpès et surtout des migraines et céphalées intenses. Il y a également des changements psychologiques avec de la tristesse, de l'irritabilité, des sautes d'humeurs désagréables liées à une fluctuation de la sérotonine qui suivent les fluctuations hormonales du cycle. La phytothérapie dispose de 2 plantes intéressantes :
Les infections urinaires
La canneberge ( Vaccinium macrocarpon) reste la plante phare des infections urinaires. Les études cliniques montrent un intérêt certain dans la prévention des infections urinaires récidivantes à colibacilles. Son action curative n'a pas encore été démontrée. Elle réduit l'adhérence des bactéries Escherichia Coli (uropathogènes P -fimbriae) aux parois des voies urinaires, à condition de consommer une quantité correspondant à 36 mg de proanthocyanes (PAC). Elle désodorise et acidifie les urines.
Les plantes de la ménopause
Le conseil pharmaceutique est important face à la pléthore de compléments alimentaires sur le marché officinal et non-officinal sur les phyto-oestrogènes. Pour rappel, les phyto-oestrogènes sont des molécules végétales qui appartiennent à la classe des polyphénols et confèrent aux plantes qui en contiennent, des propriétés oestrogènes-like. De par leur similarité structurelle, ces molécules sont capables de se lier aux récepteurs des oestrogènes (récepteurs alpha : seins, utérus et récepteurs béta : os, ovaires, paroi artérielle..). Citons les graines de soja, les feuilles de luzerne, les feuilles de trèfle rouge, la racine de réglisse, les fruits de fenouil, les graines de lin et les cônes de houblon.
Les plantes des régimes
Au comptoir, la requête est toujours la même : " mon régime stagne..., ma balance ne descend plus..., je meurs de faim..., les plantes sont-elles efficaces ?... ". Oui, certaines plantes peuvent accélérer les effets d'un régime équilibré, à condition de bien cibler la plante en adéquation avec les habitudes alimentaires de la patiente.