L'Europe resserre la goulot des laits pour bébé
Le débat aura duré pendant des mois, avant que le Parlement européen ne parvienne finalement à voter et adopter la loi sur les laits pour bébé. Son objectif est d'instaurer une réglementation plus stricte au niveau de l'alimentation infantile, des substituts de repas et des produits alimentaires sans gluten.
La Belgique n'a pas attendu cette décision européenne pour prévoir une réglementation très stricte encadrant l'alimentation infantile. Il suffit de repenser à cette levée de boucliers déclenchée lorsque des chaînes de supermarchés avaient osé glisser des laits pour nourrisson dans leurs rayons. Une situation qui n'avait pas manqué de créer, à juste titre, la polémique.
Régimes
Le projet de loi adopté remplace également les règles européennes encadrant les produits de régime. L'ancien concept d''aliments diététiques' est abandonné; seuls les produits alimentaires pour les nourrissons et les enfants en bas âge, et les produits à usage médical tombent sous le coup de cette loi. Une nouvelle catégorie a également vu le jour : les produits alimentaires destinés aux personnes intolérantes au gluten et les produits pour les régimes hypocaloriques.
Lait de croissance
L'Europe a revu la composition et l'étiquetage des laits de croissance pour les bébés de 1 à 3 ans (sont-ils vraiment meilleurs ou favorisent-ils un goût pour le sucré ?). Elle a ainsi dressé une liste des composants autorisés pour ce type de produits. En parallèle, elle a renforcé la loi sur les pesticides. Les régimes pauvres en énergie (substituts de repas), basses calories (800-1.200 calories par jour), voire très basses calories (400-800 calories par jour) ne sont pas en reste. En outre, seuls les produits alimentaires contenant moins de 20mg de gluten par kg pourront afficher la mention 'sans gluten'. Si le produit contient moins de 100mg de gluten par kg, il pourra uniquement mentionner 'très faible teneur en gluten'. La proposition des sociaux-démocrates pour brider la publicité pour les laits infantiles en poudre, voire même de donner aux Etats-membres le droit de l'interdire, n'a par contre pas été retenue.