Rationaliser la fourniture des médicaments en maisons de repos
Une économie de 20 millions d'euros est prévue sur la fourniture de médicaments dans les maisons de repos. Elle doit être réalisée par une diminution du volume de médicaments prescrits et par une modification du mode de tarification des médicaments fournis aux patients dans les maisons de repos.
La tarification des médicaments dans les maisons de repos est calculée par unité, mais prend aussi en compte le schéma de médication individuel par patient. Il faudra de plus en plus avoir recours à une préparation de médication individuelle. Mais où en est-on dans cette tarification sur-mesure ? Le sénateur Louis Ide a interpellé à ce sujet Laurette Onkelinx dans une question écrite
PMI
L'arrêté réglementant la Préparation de Médication Individuelle (PMI) est en vigueur depuis quatre mois. Cela signifie que le médecin qui suit un patient doit établir un schéma de médication dans lequel il liste tous les médicaments de ce patient, ainsi que la durée du traitement. Le pharmacien choisi par la maison de repos pour lui délivrer les médicaments pour ce patient est chargé de la préparation de médication individuelle du patient pour une à deux semaines. Il peut le faire soit via un robot, soit de manière manuelle au moyen par exemple d'un semainier. La tarification au patient et à l'Inami ne se fait plus par conditionnement, mais par unité (comprimé, ml,...). A la fin de chaque mois, le pharmacien qui a délivré une maison de repos envoie à son office de tarification la liste des résidents et le nombre de jours délivrés. Il recevra ensuite l'honoraire pour la PMI.
Rationalisation
Comme proposé par la ministre Onkelinx, l'honoraire reçu par le pharmacien pour la PMI sera équivalent à sa rémunération actuelle. L'économie sera réalisée par la diminution de volume découlant de la PMI. Grâce à cette rationalisation de l'approvisionnement des médicaments, on parviendra à éviter les double-emplois ou les interactions, tout comme les boîtes partiellement utilisées pour cause d'arrêt ou de changement de traitement. Les médicaments de ces emballages ne pouvaient auparavant pas être récupérés, provoquant un gaspillage démesuré. Tout pharmacien peut tout à fait choisir de ne pas délivrer en PMI, en renonçant par conséquent à l'honoraire de PMI. L'économie sera alors réalisée sur la rémunération du pharmacien.