Numéros Inami? "La faute au PS"
Le MR n'aurait pas suffisamment défendu les francophones dans le dossier des numéros Inami depuis le "retour" à la traditionnelle clé 60/40 ? Pour le président du MR, Olivier Chastel, Rudy Demotte qui profère ces critiques "à la mémoire courte". "Le gouvernement fédéral actuel a en effet hérité d'un problème que les différents ministres socialistes de l'Enseignement supérieur et de la Santé ne sont jamais parvenus à résoudre."
Pour rappel, la commission de planification avait au printemps, recommandé pour des raisons objectivées, d'amener la clé à 56,5/44,5, plus profitable aux francophones. La N-VA avait immédiatement fait un caca nerveux : scandale qu'avantager les francophones qui n'ont jamais pu mettre en place un examen d'entrée au contraire de la Flandre, etc.
Pour Olivier Chastel, la clé, même placée à 60/40, permet "pour la première fois" depuis des années d'augmenter le nombre de numéros Inami. "Le nombre de médecins francophones diplômés et disposant d'un numéro Inami en 2022 passera en effet de 492 à 528", fait valoir M. Chastel Chastel dans un communiqué. Le MR y rappelle que le contingentement fédéral de médecins fut introduit en 1997 par le gouvernement Dehaene "dont Elio Di Rupo était vice-premier ministre", avec le socialiste flamand Marcel Colla en charge de la Santé.
Ensuite, alors que le problème s'aggravait, "qu'ont fait Jean-Claude Marcourt, ministre de l'Enseignement supérieur depuis 2009, et Laurette Onkelinx, ministre fédérale de la Santé de 2007 à 2014, pour solutionner ce dossier? ", demande encore le MR.
Et les bleus de réclamer l'introduction rapide en Fédération d'un filtre au début des études de médecine, comme il existe en Flandre depuis près de vingt ans.