Quand la migraine est sans fin

La migraine chronique constitue la forme la plus grave de la pathologie migraineuse car elle ne laisse quasi pas de répit au patient. Là aussi, les nouvelles biothérapies peuvent jouer un rôle important de prévention.
On parle de migraine chronique lorsque le patient souffre durant 15 jours ou plus de symptômes migraineux. Mais au-delà de ces simples chiffres, il faut savoir que cette forme de migraine a de très profondes et durables implications sur la fonctionnalité du patient et sur ses relations sociales. Elle s'accompagne plus souvent de comorbidités et d'addictions médicamenteuses, augmente le risque de suicide et surtout peut entraîner des altérations persistantes et progressives au niveau cérébral. D'où l'importance de prévenir ce type de migraine pour soulager le patient mais aussi pour préserver son intégrité physique et cérébrale. Deux études sont, sur ce point, encourageantes.
- REGAIN. Dans cette étude, l'administration mensuelle en SC de galcanezumab a permis de réduire la fréquence mensuelle des migraines de 4,83 jours et 4,62 jours respectivement pour les doses de 120 mg et de 240 mg vs une réduction de 2,70 jours pour le placebo. Cette réduction des crises était sensible dès le premier mois de traitement. Enfin, près de deux fois plus de patients sous traitement ont bénéficié d'une réduction de 50% de la fréquence mensuelle des crises vs placebo (27% vs 15,4%). HALO-CM. Que le fremanezumab soit administré tous les mois ou tous les trimestres, la réduction de la fréquence mensuelle des crises est de 5 jours et significative malgré la réduction de 3 jours observée dans le groupe placebo. On objective aussi une importante amélioration de la productivité, de la sociabilité et de la qualité de vie en général. Ce qui est particulièrement intéressant dans ces résultats, c'est le constat d'une équivalence entre l'administration mensuelle et trimestrielle, ce qui offre de meilleures perspectives en termes d'adhésion thérapeutique.