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Quel traitement pour les douleurs chroniques ?

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Le 5 décembre dernier, l'Inami a organisé une réunion de consensus sur l'usage rationnel des analgésiques non opioïdes dans le traitement de la douleur chronique. Les recommandations finales sont attendues en 2020.

15 décembre 2019

Après les opioïdes en 2018, la réunion de consensus organisée cette année s'est focalisée sur les autres médicaments utilisés dans le traitement de la douleur chronique. Le 5 décembre dernier, les experts ont présenté leur analyse de la littérature relative au paracétamol, seul et en associations, aux AINS et à l'acide acétylsalicylique ; aux antiépileptiques et antidépresseurs ; aux traitements topiques à base de lidocaïne, capsaïcine et AINS ; aux autres molécules (chondroïtine, curcumine, cannabis médical...) ; aux populations de patients spécifiques ; et aux analgésiques non opioïdes sur prescription, en vente libre et en préparations magistrales. Chaque présentation était suivie des commentaires d'un spécialiste et d'un débat où les participants ont pu s'exprimer. Après cette session, le jury multidisciplinaire a élaboré des directives à huis clos qui seront publiées dans quelques mois.

Alain Chaspierre, président de l'APB, est venu répondre aux questions spécifiques à la pharmacie, comme par exemple, celle de la place de la vente libre pour le paracétamol et les AINS, les médicaments les plus utilisés en automédication comme antalgiques ou antipyrétiques.

" Ces dernières années, un vent de libéralisme a soufflé pour donner accès dans certains pays européens à ces médicaments hors circuit officinal. La situation est très hétérogène. Toutefois, on constate depuis quelques temps un retour en arrière dans la plupart de ces pays pour garantir la sécurité de la population et certains conditionnements ou dosages ont été réintroduits exclusivement dans le canal officinal ou sur prescription médicale ", fait-il observer en donnant l'exemple de la France où les antidouleurs, accessibles en self-service dans les pharmacies, devront retourner derrière le comptoir dès janvier 2020 afin d'accompagner systématiquement leur délivrance d'un conseil du pharmacien.

" Quand le conditionnement contient plus de 10,05 g de paracétamol, il faut une prescription ou une demande écrite du patient. À l'heure de la digitalisation, ce système est complètement obsolète. Il faut réfléchir à une autre méthodologie, comme par exemple l'inscription dans le dossier pharmaceutique du patient ", a-t-il notamment expliqué au jury.

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