Des antalgiques courants contre le stress

Pour combattre le stress, les douleurs qui y sont liées et les troubles du sommeil, les pharmaciens qui ont participé à notre enquête comptent surtout sur les antalgiques de première ligne (AINS et paracétamol). Plus de six répondants sur dix (63%) affirment utiliser ces produits, fût-ce assez rarement dans une courte majorité des cas (52%). Un sur dix en consomme fréquemment - comprenez, toutes les semaines, voire parfois tous les jours.
En ce qui concerne les calmants, 77% n'en prennent jamais, 16% rarement et 7% toutes les semaines ou tous les jours.
L'immense majorité (94 et 98%, respectivement) n'utilisent jamais de traitements lourds tels que des antalgiques de seconde ligne ou des opioïdes (codéine et fentanyl).
Fiche technique
Notre enquête "Assuétudes et burn-out" visait d'une part à sonder la consommation et l'abus de substances psychoactives chez les professionnels des soins, d'autre part à dresser un tableau précis de la problématique du burn-out. Le questionnaire utilisé pour ce faire a été scientifiquement validé et a été élaboré en collaboration avec le professeur Geert Dom (UAntwerpen et président de l' European Federation of Addiction Societies).
Un appel à participer a été lancé aux médecins et pharmaciens dans l'édition papier du Journal du médecin/de Artsenkrant et du Pharmacien/de Apotheker du 18 février 2021. Ces éditions se sont longuement arrêtées sur la problématique et étaient accompagnées d'un questionnaire papier. L'enquête pouvait également être complétée en ligne sur les sites lejournaldumedecin.com et lepharmacien.be (et leurs équivalents néerlandophones) entre le 18 février et le 10 mars. Elle a en outre été diffusée via les lettres électroniques des deux magazines.