Examen complémentaire
" Les jeunes sportifs se soucient bel et bien des screenings médicaux, et 93 % seraient prêts à se soumettre à un dépistage plus approfondi si le médecin devait suspecter une possible anomalie ", constate Sofie Decamps, médecin du sport, dans son travail de fin de master.
Sofie Decamps s'est attachée à dresser le tableau des avis et expériences des jeunes sportifs (13-17 ans) en matière de screening médical - une enquête unique en son genre, car ce groupe-cible n'avait encore jamais été interrogé à ce propos. Elle a cherché à déterminer dans quelle mesure les jeunes sportifs étaient prêts à se soumettre à un examen de dépistage, quelle importance ils y accordaient et quel en était l'impact psychologique potentiel.
Inquiétudes
Environ 80 % des jeunes interrogés pratiquaient l'un ou l'autre sport dans le cadre d'un club, dont environ un tiers de manière relativement intensive (de 3 à 6 heures par semaine). Pourtant, seule une minorité (34 %) avait déjà fait l'objet d'une attestation médicale - délivrée dans trois quarts des cas par le médecin de famille - au terme d'un examen dont le contenu semblait passablement variable.