Les interdictions de fumer surtout bénéfiques pour les non-fumeurs
Ce sont surtout et presque exclusivement les non-fumeurs qui bénéficient des interdictions de fumer.
Après l'interdiction de fumer introduite à Brème, en Allemagne, au début 2008, le taux des infarctus de type STEMI, explique le Pr Johannes Schmucker (Hospital Links der Weser, Brème), a diminué de 26 % chez les non-fumeurs, alors qu'il est resté quasiment constant chez les fumeurs actifs. Le taux global de ces infarctus a en effet été réduit de 16 % dans la région urbaine de Brème (800 000 habitants) entre 2008 et 2010, a par contre augmenté de 4 % chez les fumeurs actifs, en même temps qu'il baissait de plus du quart (26 %) chez les non-fumeurs, qui sont donc de toute évidence les bénéficiaires de telles mesures. Les auteurs de l'étude, pour arriver à cette conclusion, ont analysé 3 545 infarctus de type STEMI dans le registre Bremen-STEMI, survenus entre 2006 et 2010. La figure ci-contre montre le nombre mensuel moyen d'infarctus de type STEMI dans la population totale en 2006-2007 et 2008-2010. Le nombre d'infarctus est plus élevé chez les non-fumeurs parce que ceux-ci sont sensiblement plus nombreux, souligne J. Schmucker.