Critères de qualité
Il serait indiqué de ne jamais créer plus d'une filiale par centre réalisant au moins un millier d'ICP par an. Le centre-mère devrait en outre disposer d'une expertise supplémentaire dans tous les domaines de la cardiologie interventionnelle et de la chirurgie cardiaque, et publier dans des revues internationales de premier plan.
Au total, le groupe de travail chargé de conseiller le ministre Vandeurzen mentionne huit conditions auxquelles devraient répondre les centres de cardiologie. Dans son avis, il souligne en effet que les AR pris à l'échelon fédéral au sujet des normes et des " réseaux pathologie cardiaque " pourraient ouvrir la voie à la création de nouveaux centres de cardiologie de petite envergure, qui risqueraient de ne répondre que de justesse aux critères de qualité.
Base de données
" Il est nécessaire de disposer de deux salles de cathétérisme répondant à des normes d'équipement et d'encadrement très strictes, comme c'est déjà le cas aux Pays-Bas ", estime encore le groupe de travail. Par ailleurs, chaque centre devrait réaliser au moins 600 procédures par an. Il faut également une bonne convention de collaboration avec une structure-mère de qualité, ce qui permettra de garantir également le niveau du centre secondaire. Ceci suppose notamment l'existence d'une base de données commune, mais aussi un échange de membres du cadre médical, des réunions conjointes et des outils informatiques communs (PACS, ICT). Il est également hautement souhaitable qu'il soit possible de réaliser des pontages coronariens en urgence.