Des indicateurs simples pour une qualité accrue
" Jusqu'à présent, le groupe de développement 'cardiologie' a défini des indicateurs pour deux pathologies, l'infarctus aigu du myocarde et l'insuffisance cardiaque. Nous nous efforçons de faire le plus simple possible. Lorsqu'un patient victime d'un infarctus du myocarde quitte l'hôpital, il doit par exemple recevoir un bêtabloquant, le score visé dans ce cas de figure étant de 100 %. "
C'est ce qu'explique le Pr Frank Rademakers, médecin-chef de l'UZ Leuven et responsable du groupe chargé de développer des indicateurs en cardiologie dans le cadre d'un projet lancé par les hôpitaux flamands en vue de couler leur stratégie de gestion de la qualité dans un moule nouveau (lire également en page 4). Dans un premier temps, son équipe s'est intéressée au traitement médicamenteux après la sortie d'hôpital chez les patients victimes d'une insuffisance cardiaque ou d'un infarctus et à la mortalité après infarctus du myocarde (indicateur de résultat), et plus spécifiquement aux différences entre hôpitaux après correction pour les comorbidités, explique le Pr Rademakers. " Supposez que le taux de décès moyen soit de 5 %. Les établissements qui se rapprochent de ce chiffre ne présentent pas de réel problème, mais seront aussi relativement peu enclins à porter un regard critique sur leurs propres résultats - contrairement à ceux dont le score est extrêmement mauvais. Toute la question est évidemment ici de savoir à partir de quel pourcentage de décès on peut parler d'un excellent ou au contraire d'un très mauvais score. Ce type d'indicateur vise donc avant tout les cas 'hors normes' (outliers). "