La CHIP dans la prise en charge du carcinome ovarien
Aux Pays-Bas, quelques oncologues spécialisés en gynécologie ont lancé une étude prospective randomisée de phase III pour déterminer dans quelle mesure la survie est réellement améliorée par une CHIP au cours d'une intervention de réduction tumorale d'intervalle chez des patientes présentant un carcinome ovarien de stade IIIc. Si les résultats disponibles à l'heure actuelle sont certes positifs, ils émanent tous d'études rétrospectives.
Le rinçage de la cavité abdominale au moyen d'un agent chimiothérapeutique préchauffé (CHIP ou chimio-hyperthermie intra-péritonéale) a pour objectif d'éliminer les foyers tumoraux invisibles à l'oeil nu qui auraient échappé à la chirurgie. Administrée directement dans l'abdomen, la chimiothérapie n'affecte en effet que très peu le reste de l'organisme, ce qui permet de réduire considérablement les effets secondaires en comparaison avec l'administration par perfusion et donc d'exposer les cellules malignes à des concentrations jusqu'à 100 fois plus élevées. Le fait de porter le médicament à une température de 40 à 42°C accroît en outre son action antitumorale en autorisant une meilleure pénétration dans les petits foyers non éliminés par la chirurgie. La profondeur d'infiltration du cisplatine est d'environ 2 mm ; il est donc important d'éliminer le plus de tissu pathologique possible au cours de l'opération et de n'omettre aucune tumeur de plus de 2 mm d'épaisseur.
Chimiothérapie intra- péritonéale
Pour le traitement des carcinomes ovariens de haut grade, on peut s'orienter soit vers une chirurgie de réduction primaire suivie de 6 cures de chimiothérapie, soit vers une chimiothérapie néo-adjuvante. L'intervention chirurgicale est réalisée après les trois premiers cycles et suivie de trois cycles supplémentaires.
Plus d'informations sur le protocole de l'étude et les critères d'inclusion de l'étude OVHIPEC-1 sur www.dgog.nl