Débat sur l'angor stable : traiter de préférence par médicaments
Faut-il traiter l'angor stable avant tout par des médicaments ou par revascularisation ? C'est la question posée dans ce débat contradictoire où chacun est forcément amené à défendre des positions un peu tranchées.
Pour Guy Berkenboom, la réponse est à trouver avant tout dans l'approche médicamenteuse. La revascularisation est appropriée lorsque les avantages prévisibles dépassent les conséquences négatives de la procédure. Et il faut attendre entre la procédure diagnostique et celle interventionnelle. Diverses études montrent l'absence de bénéfices de la PCI en termes de mortalité et d'infarctus non fatals par rapport au traitement médical optimal, qui, lui, s'avère clairement supérieur au placébo dans diverses autres études.
Et de citer notamment l'importante étude COURAGE, réalisée sur près de 2 300 patients randomisés et qui ne montre pas de supériorité de la revascularisation. En réalité, souligne le Pr Berkenboom un nombre important de revascularisations sont inappropriées. De plus chez les patients âgés, il faut être particulièrement prudent à cet égard
M.E.