Un point sur la maladie artérielle dans la néphropathie chronique
Une article de revue britannique, rappelant que la néphropathie au stade terminal est associée à un risque très élevé de morbidité cardiovasculaire et de décès prématuré d'origine cardiaque, souligne que la néphropathie à un stade précoce est aussi associée à une fréquence accrue d'accidents cardiovasculaires et représente un facteur de risque assez mal compris et sous-traité
L'atteinte CV dans la néphropathie est liée à deux phénomènes distincts mais conjoints, à savoir l'athérosclérose et l'artériosclérose. Alors que le risque d'accidents athérothrombotiques, comme l'infarctus du myocarde est élevé, l'artériosclérose est le processus physiopathologique prédominant, avec la fibrose et l'épaississement de la média artérielle.
Il en résulte une rigidité artérielle accrue causant une hypertrophie ventriculaire gauche ainsi que de la fibrose à ce niveau, tandis que les lits vasculaires vulnérables comme ceux di cerveau et des reins sont exposés à des fluctuations de pression marquées, provoquant une atteinte des petits vaisseaux. Tout ceci se traduit aussi par un risque élevé d'arrhythmies fatales, d'insuffisance cardiaque congestive, d'infarctus du myocarde et d'AVC.
(référence : Moody WE et al. Heart. 2013;99:365)