Trois mois ou un an?
Chez des patients présentant une maladie coronarienne stable ou un syndrome coronarien à faible risque traités avec des stents enrobés au zotarolimus, un double traitement antiplaquettaire de trois mois ne s'est pas révélé inférieur à un traitement de 12 mois sur le plan des complications cérébrales et cliniques (NACCE), ceci sans augmentation significative du risque de thrombose intra-stent.
L'étude OPTIMIZE avait pour objectif d'évaluer la non-infériorité clinique d'un double traitement antiplaquettaire (clopidogrel 75 mg/j et aspirine 100-200 mg/j) de courte durée (3 mois), par rapport au traitement classique recommandé de 12 mois. Il s'agissait d'une étude ouverte randomisée comparant les deux modalités de traitement chez un total de 3119 patients dans 33 centres brésiliens. Les sujets inclus avaient tous subi une implantation d'un stent enrobé au zotarilimus pour une maladie coronarienne stable ou un syndrome coronarien aigu à faible risque. Le principal critère d'évaluation de l'étude était composite (NACCE ou 'net adverse clinical and cerebral events') et comportait les décès toutes causes confondues, les infarctus du myocarde, les AVC ischémiques ou hémorragiques.
Peu d'événements et peu de différences
Après un an, le principal critère d'évaluation a été rencontré chez 6% des patients recevant le traitement de trois mois contre 5,8% pour les patients recevant le double traitement antiplaquettaire pendant un an. Ces données permettent de conclure à la non-infériorité du traitement de courte durée par rapport à l'autre. A noter que les complications cardiovasculaires sévères (MACE) qui constituaient un critère d'évaluation secondaire aucune différence significative n'a été montrée entre les deux groupes de patients étudiés.
A valider...
En commentaire, les auteurs notent que le nombre assez peu élevé d'événements et le choix du critère d'évaluation composite pourraient avoir eu un impact sur les résultats. A confirmer donc par d'autres études avec une puissance statistique renforcée.