Vitamine D et maladies CV: les preuves sont-elles solides ?
Des chercheurs américains et britanniques posent la question dans l'European Heart Journal. Une question importante dans la mesure où la prévalence de la déficience en vitamine D tourne autour des 30 à 50% dans les pays industrialisés.
Cette déficience est largement due à la production cutanée insuffisante liée à une exposition réduite au soleil et, dans une moindre mesure, à la prise alimentaire insuffisante de vitamine D. Ils rappellent que des taux sériques de 25-hydroxyvitamine D (25-OH D) <20 ng/mL indiquent une déficience en vitamine D déficience, des taux >30 ng/mL étant considérés comme optimaux.
Malgré que des preuves robustes suggèrent une association étroite entre déficience en vitamine D et morbidité et mortalité cardiovasculaires, notamment pour l'hypertrophie ventriculaire gauche, les dysfonctions vasculaires et l'activation du système rénine-angiotensine, une relation de cause à effet reste à démontrer. De plus, les bénéfices cardiovasculaires de la normalisation des taux de 25 OH-D chez des sujets sans maladie rénale ou hyperparathyroïdie n'ont pas été établis.
Il faudra donc des études randomisées de remplacement de la vitamine D avec des objectifs CV pour obtenir les preuves en question.