Cancer du sein : une nouvelle étape vers la médecine personnalisée
Des chercheurs de l'Université de Nottingham se sont aperçus que les femmes qui avaient un certain niveau d'une protéine connue sous le nom de " DACH1 " souffraient de tumeurs du sein moins malignes. Et c'est dans ce groupe de femmes qu'il y avait le moins de récidives et moins de décès dans les 5 ans suivant le dépistage du cancer.
Environ 6 femmes sur 10 atteintes d'un cancer du sein développeraient des " protéines de survie " dont DACH1. Celle-ci prévient la prolifération de cellules cancéreuses en bloquant la fonction des récepteurs des oestrogènes.
D'après les auteurs de ce travail, des dizaines de milliers de femmes souffrant d'un cancer du sein pourraient éviter la chimiothérapie ou la radiothérapie si l'on arrivait à définir si elles ont développé des " protéines de survie ".
Cette étude a été chaleureusement accueillie par la communauté scientifique qui considère qu'elle représente une nouvelle étape vers la médecine personnalisée.
(référence : PLOS ONE, 2 janvier 2014, DOI: 10.1371/journal.pone.0084428)