La réduction de l'ingestion de sodium diminue effectivement le risque cardiovasculaire
Des études récentes ont suggéré la possibilité d'effets négatives de l'ingestion réduite de sodium, particulièrement de moins de 2300 mg/24h. Des chercheurs de Harvard ont voulu vérifier ce qu'il en est en réalité et notamment si ce constat paradoxal est dû à des biais.
Les études TOHP (Trials of Hypertension Prevention) ont collecté de multiples échantillons d'urines de 24 heures chez des sujets présentant une pré-hypertension. Durant une surveillance minutieuse, qui a duré 10 ans dans l'étude TOHP II et 15 ans dans l'étude TOHP I, on a enregistré 193 accidents cardiovasculaires ou décès d'origine cardiovasculaire parmi les 2275 participants non soumis à un régime limité en sodium.
Le risque pour les sujets ayant une excrétion en sodium plus basse, de moins de 2300 mg/24h s'est avéré de près du tiers plus réduit que les sujets sans limitation et qui avaient une excrétion moyenne de 3630 mg/24h.
Les auteurs en concluent que les études TOHP, qui ont surmonté les défis méthodologiques des études précédentes, confirment les bénéfices en termes de santé de la réduction du sodium à 1500 à 2300 mg par jour dans la majorité de la population, ce qui est en parfait accord avec les recommandations alimentaires actuelles.