La pollution particulaire augmente le risque d'accidents coronaires
Une équipe internationale a évalué l'impact de l'exposition à long terme aux polluants atmosphériques sur l'incidence des événements coronaires aigus (infarctus du myocarde et angine de poitrine instable) à partir des données de 11 cohortes participant à l'étude ESCAPE (Escape European Study of Cohorts for Air Pollution Effects).
Entre 1997 et 2007, plus de 100.000 personnes n'ayant pas d'antécédents cardiaques ont été enrôlées et suivies pendant une moyenne de 11,5 ans. La concentration de particules autour du domicile des participants a été mesurée. Durant la période de suivi, 5.157 événements coronariens ont été recensés.
Après prise en compte des facteurs de confusion possibles, comme les autres maladies, le tabagisme et les facteurs socio-économiques, les chercheurs ont constaté qu'une augmentation de 5 µg/m3 de particules PM2,5 est associée à un accroissement de 13% du risque d'événement coronaire et qu'un accroissement de 10 µg/m3 des particules PM10 est lié à une augmentation de 12% du risque.
Ces résultats plaident pour la mise en oeuvre de normes plus strictes en matière de pollution par particules fines. A l'heure actuelle, dans l'Union européenne, le diamètre limite des particules a été fixé à 2,5 microns (particules dites PM2,5) et leur concentration maximale à 25 µg/m3, ce qui est bien supérieur à la limite américaine (12 µg/m3) et à celle recommandée par l'OMS (10 µg/m3). La limite européenne pour les PM10 est de 40 µg/m3.
(référence: BMJ, 21 janvier 2014, doi : 10.1136/bmj.f7412)