Cancer de la peau : confirmation de la nocivité des cabines UV et de l'alcool
Selon une méta-analyse (1) réalisée par des chercheurs de plusieurs universités américaines et de Cambridge, chaque année dans le monde, plus de 450.000 cancers de la peau de type non-mélanome et plus de 10.000 mélanomes seraient directement imputables à l'utilisation des bancs de bronzage artificiel. Ces résultats ont été obtenus en agrégeant les données de 88 études rassemblant plus de 400.000 participants issus de 16 pays répartis entre l'Europe, les États-Unis et l'Australie. Les études ont été faites entre 1992 et 2013.
L'analyse des différentes données a permis d'établir que, dans la population générale, le risque de développer un carcinome en lien avec l'utilisation de lampes à UV était compris entre 3% à 21,8%. Quant au risque de mélanome, il était de l'ordre de 2,6% à 9,4%. Ce sont ces pourcentages qui ont permis aux auteurs d'évaluer le nombre total de cas.
Par ailleurs, au terme d'une autre méta-analyse (2) reprenant 16 études, des chercheurs de Milan, Stockholm et New York viennent de montrer que l'alcool renforce les dommages cellulaires liés à l'exposition au soleil. Le danger serait proportionnel à la consommation d'alcool. Le risque de mélanome serait ainsi accru de 55% chez ceux qui ingurgitent chaque jour l'équivalent de 50 g d'éthanol par rapport aux buveurs occasionnels.
L'explication viendrait de l'éthanol qui se transforme en acétaldéhyde après ingestion. Ce composé augmenterait la sensibilité de la peau aux UV.
(références :
(1) JAMA Dermatology, 29 janvier 2014, doi:10.1001/jamadermatol.2013.6896
(2) British Journal of Dermatology, 2014, à paraître)