La santé cardiaque dépend aussi de la relation avec le conjoint
Cette étude de circonstance, en ce jour de la Saint Valentin, suggère que les problèmes de coeur peuvent avoir un impact sur la santé cardiovasculaire d'un individu, et donc sur le taux de mortalité. Ce constat avait certes déjà été établi par des recherches épidémiologiques. Mais ici, il s'agit de manière plus précise du soutien du partenaire de vie et de la manière dont celui-ci est perçu.
La recherche menée par une équipe de l'université de l'Utah a porté sur des " vieux couples ", les participants ayant une moyenne d'âge de 63 ans. Les scans ont permis d'établir un lien entre la façon dont le soutien est considéré et le risque de maladies cardiovasculaires. Plus ce soutien apparaît ambivalent, plus le dépôt de plaques coronariennes est susceptible d'augmenter.
Une autre étude (2) concernant le muscle cardiaque met en exergue la dangerosité de l'airbag pour le coeur. Le Dr Rami Khouzam de l'Université du Tennessee a passé au crible toute la littérature médicale à propos des accidents de santé liés aux airbags depuis leur arrivée sur le marché automobile américain en 1970.
Le résultat est inquiétant. Le déclenchement d'un airbag, surtout en cas de choc à petite vitesse, serait en effet responsable d'une série d'accidents cardiaques postérieurs : rupture de l'aorte, de l'oreillette droite, infarctus, déchirure de la valve aortique,... des conséquences pas toujours prévisibles ni détectables immédiatement en cas de passage à l'hôpital après l'accident.
Enfin, toujours à propos du coeur, un calculateur de l'âge cardiaque, The Heart Age Calculator, vient d'être testé avec succès par une équipe de l'Université des Baléares. Les chercheurs espagnols ont mené une étude (3) sur 3.153 individus sélectionnés au hasard.
Cette recherche montre que le fait de connaître l'âge de son coeur et d'être ainsi sensibilisé au risque cardiaque induit chez les personnes concernées des changements parfois très profonds de leur mode de vie, comme l'arrêt du tabac par exemple, ce qui se traduit par une diminution du risque de maladies cardiovasculaires.
(références :
(1) Canadian Journal of Cardiology, 9 janvier 2014, doi:10.1016/j.cjca.2014.01.002
(2) Psychological Science, 5 février 2014, doi:10.1177/0956797613520015
(3) European Journal of Preventive Cardiology, 3 février 2014, doi: 10.1177/2047487313518479)