Lower is better (ICS 2014)
Peut-être est-ce vrai pour le cholestérol, mais pour la pression artérielle, il existe clairement des limites à ne pas franchir. Démonstration avec les données des quelques 12.500 hypertendus de la cohorte REGARDS initialement indemnes d'AVC et âgés de 55 ans et plus.
Si les différentes recommandations en vigueur sont en faveur du traitement de l'hypertension artérielle du sujet âgé, la pression optimale reste à trouver.
Lors de l'International Stroke Conference 2014, San Diego 11-14 février, les investigateurs ont présenté des niveaux présumés optimaux de pression artérielle en fonction de l'âge un éclairage intéressant grâce à l'analyse des 425 cas incidents d'AVC répertoriés dans le cadre d'un suivi médian de 5,7 ans (maximum 8,5 ans). Les investigateurs ont réparti les sujets en 3 tranches d'âge et les valeurs de pression artérielle observées en 5 paliers pour la systolique et 4 pour la diastolique.
La plus faible probabilité d'AVC est observée pour une pression systolique
? inférieure à 140 mm Hg pour la tranche d'âge 55 - 64 ans
? inférieure à 130 mm Hg pour la tranche d'âge 65 - 74 ans
? inférieure à 150 mm Hg pour la tranche d'âge 75 ans et plus (le risque d'AVC est globalement identique pour les valeurs de systolique allant de 120 à 149 mm Hg, il n'y a donc pas de raisons objectives d'essayer de descendre très en dessous de 150 mm Hg)
La diastolique optimale est de moins de 70 mm Hg pour les sujets les plus jeunes, mais à partir de 65 ans, mieux vaut avoir une diastolique à 90 mm Hg ou légèrement plus car les valeurs < 90 mm Hg sont un facteur de risque de chute.
Ces données sont purement observationnelles et ne clarifient pas complétement les relations pression artérielle et AVC. Parmi les autres facteurs susceptibles d'influencer le risque figure notamment la variabilité de la pression artérielle, nous y reviendrons...