Survie à un an après remplacement de la valve aortique

Selon une étude qui vient d'être publiée dans le NEJM, la survie est meilleure après remplacement de la valve aortique par voie transcathéter que par voie chirurgicale, chez les patients à haut risque chirurgical.
Le congrès Euro PCR vient de se terminer à Paris (20-23 mai) et on y a entendu de nombreuses communications sur les valves artificielles implantées par voie transcutanée à l'aide cathéter. La procédure pour laquelle on dispose actuellement du plus de recul est le TAVR (transcatheter aortic valve replacement), mais on commence à voir des essais d'implantation de valve mitrale par la même voie.
Non-infériorité démontrée
Il n'y a pas que dans les congrès que l'on parle de cette technique. Les publications dans les revues spécialisées sont nombreuses, elles aussi. Très récemment, un article paru dans le New England faisait état des résultats du TAVR avec une bioprothèse auto-déployante, chez des patients porteurs d'une sténose sévère et à risque de décès accru au cours d'une intervention chirurgicale. Au total, 795 patients de 45 centres américains ont été randomisés. Dans une analyse des cas traités, le taux de décès à un an pour toute cause était significativement moins important dans le groupe TAVR que dans le groupe chirurgical (14,2% vs 19,1%), ce qui fait, insistent les auteurs, une réduction absolue du risque de 4,9%). La différence restait significative, que ce soit en test de non infériorité ou en test de supériorité. Et les résultats restaient du même ordre dans l'analyse en intention de traiter.
Meilleure qualité de vie
Outre les causes de décès, la TAVR s'est avérée " non inférieure " à l'échographie pour ce qui est de l'indice de sténose valvulaire et le statut fonctionnel. Il en va de même pour la qualité de vie. De plus, des analyses exploratoires suggèrent une diminution du taux d'événements cardiovasculaires adverses majeurs et d'événements cérébrovasculaires, notamment l'absence de risque d'AVC. Pour les auteurs, la TAVR pratiquée avec une bioprothèse aortique est donc associée à un meilleur taux de survie à un an que l'implantation chirurgicale de la valve aortique.