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Les cardiologues envoient leur message aux futurs négociateurs

Alors que la mission de l'informateur vient d'être prolongée pour la troisième fois et que le chemin vers un nouveau gouvernement semble encore long, les cardiologues ont décidé de déjà adresser un message clair aux futurs négociateurs et au futur gouvernement par la voix de leur président, le Professeur Guy Van Camp.

19 juin 2014

Guy Van Camp pose d'emblée le décor : " Si vous souhaitez encore faire des économies linéaires, vous avez déjà pris suffisamment aux cardiologues les deux dernières années. Il nous est encore à peine possible de réaliser des examens de qualité chez nos patients avec des remboursements suffisants. Donc, pour nous, plus question d'encore couper dans notre budget. "

" Et si nous sommes invités à l'Inami ou ailleurs pour discuter des propositions, c'est pour être écoutés et non pour que nos propositions soient à la poubelle cinq minutes après avoir quitté la pièce ", ajoute le président de la Belgian Society of Cardiology (BSC), qui n'a toujours pas avalé ce qui s'est passé il y a quelques mois. " La pseudo-démocratie de l'Inami, nous en avons vraiment assez ! ".

Par ailleurs, si le nouveau gouvernement planche sur un nouveau modèle de financement des hôpitaux, le Pr Van Camp plaide pour que les cardiologues soient consultés dès le début des pourparlers lorsque la cardiologie arrivera sur la table et que ce soient des arguments scientifiques qui soient la base de ce nouveau système.

Critères de qualité corrects
Pour ce qui est des critères de qualité, les cardiologues insistent sur le fait que, d'autant plus s'ils sont rendus publics, il faut qu'ils soient corrects. " Aujourd'hui, ce travail se fait via le Collège de cardiologie et cela se passe bien. A l'avenir, nous sommes demandeurs d'être impliqués dans cette réflexion. Nous ne sommes par contre pas demandeurs que ces indicateurs soient rendus publics, mais si c'est le cas, il est encore plus important que ce soient de bons critères. "

Par exemple, si l'on prend comme critère pour l'infarctus du myocarde, la mortalité, il est indispensable que ce soit une mortalité corrigée pour le risque du patient. " Il ne faut pas que les hôpitaux de pointe, qui prennent en charge les cas les plus lourds, soient pénalisés parce qu'ils ont une plus grande mortalité ", commente Guy Van Camp.

Vous trouverez l'interview dans son intégralité dans le Journal du médecin de demain.

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