Du chocolat noir pour marcher plus longtemps ?

Une étude italienne conclut que les personnes âgées atteintes de maladie artérielle périphérique peuvent marcher plus longtemps et plus loin quand elles ont mangé du chocolat noir.
La NOX-2 est une sous-unité catalytique du NADPH, qui joue un rôle important dans la formation des espèces oxydantes et est impliquée dans l'altération de la dilatation artérielle due au flux sanguin. Or, le chocolat noir favorise la dilatation des artères en régulant à la baisse le stress oxydant lié à l'activité de la NOX-2. Lorenzo Loffredo et al., de l'Université Sapienza à Rome, ont dès lors étudié l'influence de ce chocolat sur l'autonomie de marche de patients atteints de maladie artérielle périphérique. Les polyphénols, qui sont abondants dans le chocolat noir, pourraient en effet améliorer la performance de ces patients via leur effet antioxydant.
Quarante grammes, ni plus ni moins
Ils ont donc recruté 20 patients porteurs d'atteinte artérielle périphérique (14 hommes et 6 femmes), dont l'âge moyen était supérieur à 60 ans. Ils les ont fait marcher sur un tapis roulant aussi longtemps que possible en conditions standardisées (3,54 km/heure à 12% d'inclinaison). La dilatation due au le flux, les taux sériques d'isoprostanes, le rapport nitrites/nitrates, ainsi qu'un peptide soluble dérivé de la NOX-2 (le sNOX-2 dp, marqueur de l'activité sanguine de la NOX-2), ont été mesurés. La distance moyenne et le temps maximum de marche ont été évalués. Ensuite, les participants ont été randomisés pour consommer 40 g de chocolat noir ou de chocolat au lait.
Noir oui, au lait non
Les mêmes paramètres qu'avant la consommation du chocolat ont été mesurés à nouveau 2 heures après la prise. La consommation de chocolat noir a augmenté significativement la distance moyenne de marche MWD (+ 11% ; p<0,001), le temps maximum (+ 15% ; p <0,001) et le rapport nitrites/nitrates sériques (+ 57% ; P<0,001). Elle a diminué les isoprostanes sériques (- 23% ; p=0,01) et le sNOX-2 dp (-37% ; p<0,001). Aucune de ces trois variables n'était modifiée chez les patients qui avaient ingéré du chocolat au lait.