Manger moins de viande chez la jeune adulte protègerait du cancer du sein
L'influence sur le risque de cancer du sein d'une alimentation riche en protéines pourrait se faire par l'intermédiaire du facteur de croissance insuline-like 1, qui joue un rôle important dans la croissance tissulaire et la progression tumorale.
Dans cette étude américaine, un questionnaire alimentaire comprenant 130 items avait été rempli en 1991 par près de 90 mille femmes, alors âgées de 25 à 43 ans. Les auteurs de l'étude publient aujourd'hui les résultats, après un suivi de 23 ans. Pendant ce suivi, au total 2.830 cas de cancers du sein ont été diagnostiqués.
Pour l'ensemble de la cohorte, les plus fortes consommations de viande rouge sont bien associées à une augmentation du risque de cancer du sein (risque relatif RR] 1,22 ; intervalle de confiance à 95% [IC] 1,06 à 1,40, pour le cinquième supérieur par rapport au cinquième inférieur). En revanche, les plus fortes consommatrices de volailles, de poissons, d'oeufs, de légumes ou de noix ne semblent pas exposées à un risque supérieur de survenue d'un cancer du sein, sur la cohorte prise dans son ensemble. La consommation de volaille paraît toutefois associée à une réduction du risque chez les femmes ménopausées (RR 0,73 ; IC 0,58 à 0,91). Ce résultat reste sensiblement identique après ajustement pour la consommation totale de graisses et ne paraît donc pas dépendant de celle-ci.