Coiffe de la plaque et flux coronaire
La PCI n'est pas dépourvue de risque. Les recherches de prédicteurs de l'issue d'une telle manoeuvre sont intenses. De nouvelles techniques d'investigation semblent apporter leur contribution à cette problématique. C'est le cas de la tomographie en cohérence optique.
Faisant pire que mieux, l'embolisation distale au cours d'une intervention coronaire percutanée (PCI) entraîne une baisse de perfusion coronaire et alourdit le pronostic clinique. Il est évident que ce sont les plaques d'athérome à coiffe fine qui sont les plus menaçantes à ce point de vue. Dès lors, est-il possible d'estimer ce caractère sur une plaque athéromateuse et surtout, quel est l'impact de cette détermination sur la prédiction du risque de diminution du flux après implantation d'un stent, que ce soit au cours d'un syndrome coronaire aigu ou dans la maladie coronaire stable ?
Deux groupes
Un groupe de cardiologues interventionnels a utilisé la tomographie en cohérence optique pour tenter de répondre à cette question. Ils ont étudié 126 patients qui ont subi cet examen au cours d'une PCI pour syndrome aigu (n= 44) ou pour atteinte stable avec une lésion de novo. Ils ont pris pour critère de détérioration angiographique une aggravation du grade TIMI après dilatation mécanique, en l'absence d'obstruction mécanique sur l'angiogramme. Ils ont réparti les patients en deux groupes : détérioration du flux ou reprise du flux.
Un prédicteur
Dans ce contexte, les chercheurs ont plus fréquemment observé une plaque à coiffe mince dans le groupe dont le flux s'était aggravé que dans celui où le flux était restauré, que ce soit en situation aigue ou en conditions stables. Une analyse de régression logistique en multivariance a mis en évidence le caractère prédictif indépendant des plaques à coiffe mince pour la détérioration du flux coronaire. Cette étude dégage donc un prédicteur solide du risque d'aggravation du débit coronaire au cours d'une PCI.