Angor stable primaire de type microvasculaire
Les connaissances concernant l'angor ont fait d'importants progrès ces dernières années et ont conduit à opérer une distinction entre plusieurs types. Des spécialistes rappellent les caractéristiques de l'une de ces formes dans l'European Heart Journal.
On attribue quatre caractéristiques cliniques à l'angor stable primaire de type microvasculaire. Il s'agit tout d'abord, comme son nom l'indique, d'un angor stable, et il est fréquemment en rapport avec l'exercice. Ensuite, il donne des résultats positifs au stress test. Mais les artères coronaires apparaissent normales à l'angiographie. Enfin, il n'y a pas d'affection concomitante spécifique. Le pronostic de ce type d'angor n'est pas totalement similaire à celui de la population générale, contrairement à ce qu'on a pu penser précédemment. Une étude a montré, en effet, qu'il était moins bon chez les patients dont la réserve coronaire était réduite. De plus, une proportion non négligeable de ces patients présentent des symptômes angoreux progressifs qui altèrent leur qualité de vie. Leur besoin de soins s'en va donc croissant, et avec eux les coûts de leur santé.
On connaît toutefois mal les facteurs de risque de la dysfonction microvasculaire coronaire, de même que ses mécanismes physiopathologiques. Il pourrait s'agir d'une augmentation de la résistance des microvaisseaux et/ou d'une gestion anormale de la douleur par l'organisme. Des auteurs ont montré que la résistance à l'insuline, la déficience en oestrogènes chez la femme, le stress oxydatif et une inflammation subclinique pouvaient jouer un rôle. Le traitement passe par les modifications du style de vie et par des médicaments actifs sur la microvascularisation, tels que les inhibiteurs de l'enzyme de conversion, les statines, la metformine et les médicaments antiangoreux.