Fibres alimentaires et risque cardiovasculaire
La consommation de fibres alimentaires solubles et insolubles semble protéger contre le syndrome métabolique et les affections cardiovasculaires. C'est ce que suggère une enquête menée auprès de travailleurs espagnols.
Le régime méditerranéen est en voie de disparition avec l'occidentalisation des modes de vie. L'impact de cette évolution sur les maladies cardiovasculaires est bien étudié mais le rôle spécifique des fibres alimentaires et de leurs différentes sources sur le risque cardiaque est moins bien connu.
Enquête approfondie
Pour contribuer à combler cette lacune, Franco et al. (Espagne et USA) ont mené une étude auprès de 1.592 travailleurs espagnols indemnes de maladies cardiovasculaires. Ces personnes étaient âgées de 40 à 55 ans et appartenaient à la cohorte de l'Aragon Workers' Health Study. Leurs caractéristiques sociodémographiques, anthropométriques, cliniques et biologiques ont été enregistrées. Un questionnaire semi-quantitatif de fréquence alimentaire validé, comprenant 136 items, leur a été soumis. Un syndrome métabolique a été recherché chez eux selon la définition du NCEP-ATP III modifié.
Corrélations inverses
Après ajustement pour toute une série de facteurs potentiellement confondants, les auteurs ont trouvé une association inverse entre la consommation de fibres insolubles et les pressions sanguines systolique et diastolique. Le cholestérol total, les triglycérides, l'apoprotéine B100 et le rapport TG/HDL étaient également en corrélation inverse avec la prise de fibres alimentaires. La consommation de fibres solubles était, quant à elle, inversement associée aux triglycérides et à l'apoprotéine B100. Et la prévalence du syndrome métabolique était plus faible chez les participants appartenant au quartile qui consommait le plus de fibres insolubles (OR 0,62).